3 semaines d'allaitement et Noé fait déjà 3755g
Qui a dit que les femmes ont du lait pas assez nourrissant ???!!!
Les nuits sont agitées surtout la tranche 19h30-23h00 où ce petit bonhomme tète tout le temps...Mais la maman tient bon malgré les sollicitations !

Deux semaines de congé paternité puis je reprendrai assidument mes billets: j'ai des choses à raconter d'ailleurs !

Noé, 50 cm, 2840 g, 1er juillet 2009

Mon petit bout est né par une belle journée d'été...
Moment magique...
Maman courageuse !
bébé qui tète bien !
Montée de lait à J2.
Bébé qui douze jours après fait 22h00-5h00...
En bonne santé.
Que demander de plus !

Heureux, simplement heureux.

Retour à Thonon : quelques nouvelles

Plusieurs temps que je n'ai pas donné de signes de vie même si je sais qu'une bonne dizaine (peut-être plus) suit quotidiennement mon blog. Pas trop le moral suite au dernier post (voir les commentaires pour prendre des nouvelles de la patiente) et rien de transcendantale à raconter ou commenter. Je vous donne donc quelques nouvelles.
3615 code "ma vie".

Ça y est ! Ma date de retour est fixée à mi-mai...1 mois 1/2 plutôt que prévu. La cadre m'a demandé si cela m'intéressait, j'ai accepté.

Je vais enfin retrouver le plaisir de travailler plus physio et de pratiquer à nouveau les accouchements.
Je vais de nouveau côtoyer mon équipe et défendre les pratiques de mon hôpital.
C'est difficile d'accepter certaines conduites à tenir et les justifier aux parents quand on ne les cautionne pas mais en même temps on ne vient pas en tant que remplaçant pour révolutionner les pratiques d'autant plus dans le privé où les sages-femmes n'ont pas leur mot à dire.
Je vais surtout apprécier de retourner dans une maternité qui tourne bien et où on a tout de même pas mal d'avantages même si on a du mal à s'en rendre compte quand on y reste un peu (trop) longtemps sans aller voir ailleurs. Je me promets de moins râler (quelque chose qu'en tant que français et sage-femme on sait très bien faire !) sans pour autant tout accepter sinon rien n'évolue. Il faut que je trouve un juste milieu. J'espère même pouvoir apporter un peu de ce que j'ai vu ailleurs de bon et parler également de ce qui ne marche pas ailleurs.

Le ventre de ma petite femme s'arrondit de jour en jour, le bébé bouge bien et se calme dès que je pose la main sur son ventre. La deuxième écho s'est bien passée.
Nous avons commencé les cours d'haptonomie et nous essayons le soir de prendre un petit temps pour nous trois.

Ma douce passe sa clinique dans une semaine, rend son mémoire dans un mois et passe son DE dans un mois et demi. Elle commence du coup à monter en pression. Pour ma part, j'ai également mon étude à mettre en place et j'ai mon écrit pour le DU fin mai. Déménagement en suite début juin.
Tout cela pour dire que ces prochains mois ne vont pas être de tout repos. Espérons que ma femme ne contracte pas trop...

Entre la vie et la mort....

Dernièrement, je me suis occupé d'une patiente qui rentrait pour un arrêt de grossesse suite à une amniocentèse deux jours auparavant.
Le risque de faire une complication (comprendre une fausse-couche) suite à une amniocentèse est environ d'un risque sur cent. Cette femme rentre pour son amniocentèse (elle à 1 risque sur 10 d'avoir un enfant atteint d'une trisomie) et rentre chez elle. Tout s'est apparemment bien passé.
Le lendemain ne se sentant pas bien, elle prend sa température vers 12h30, elle à 37.7.
A 16h00, elle est à 39.9. Elle consulte alors immédiatement son gynécologue qui ne peut que constater l'arrêt de grossesse.
Choc !
Hospitalisation dans la foulée et début d'un traitement pour provoquer les contractions et accoucher.
Je récupère cette patiente le lendemain matin en prenant ma garde. Étant algique dans la nuit ma collègue, lui a injecté un produit dérivé de la morphine.
Cette femme est à 15 semaines, pile le terme de grossesse de ma petite femme...
Cette patiente est complètement shootée, a du mal à articuler, a toujours mal, est un peu confuse et complètement endormie. Je me dis que c'est l'effet classique de la morphine bien que je trouve déjà que le délai entre l'injection et ce matin est déjà loin pour avoir encore de tels effets...

Après l'avoir examiné et constaté que le col ne s'est pas modifié, j'appelle l'anesthésiste pour savoir ce qu'on peut lui donner pour calmer sa douleur. Il me conseille le même produit que je refuse de lui injecter, vu son état. Il me dit donc de lui donner la même chose en comprimé et de surtout ne pas lui dire que c'est de la morphine. J'accepte pas très rassuré de lui redonner le produit, certes en bien moindre quantité.

A 9h30, elle me rappelle car elle pense avoir expulsée. Effectivement c'est le cas ! Il n'était pas toute seule, il y avait ça maman mais ce n'était pas la façon dont je voyais les choses. J'aurais aimé être présent. Bien souvent dans ces cas là, le col lâche d'un coup en quelques minutes et la femme expulse sans même pousser.
Je récupère donc l'enfant et je suis pris à la gorge par une odeur fétide qui m'aurait fait rendre mon petit déjeuner s'il seulement je l'avais pris.
Je la passe en salle pour récupérer son placenta et la surveille pendant deux heures en salle pour m'assurer qu'elle ne saigne pas. Juste après l'expulsion, elle me parait plus éveillée. Faux constat.

Je la ramène dans sa chambre puis retourne à mes occupations : un service bondé et je suis tout seul car l'infirmière (pas de sage-femme ce jour là) est partie pour faire une formation sur le logiciel de la mat pendant deux heures de temps...Je créer 5 dossiers d'accouchements, pendant une heure et quart, répond aux sonnettes, passe deux fois pour changer les protections de cette femme, etc.
A 16h00, sa mère me rappelle pour me dire que sa fille n'est vraiment pas bien. Je la retrouve dans le même état si ce n'est qu'elle me dit voir flou. Elle n'arrive toujours pas à articuler et semble toujours aussi shootée. Je lui demande si elle se sent oppressée, si elle a du mal à respirer. Elle dit ne pas savoir...
Sa tension artérielle est à 8/4 et son pouls à 115. Elle a 35.7°C.
Elle a pour moi des signes d'hémorragie mais je suis sûr de ma surveillance et tout ce qu'elle a perdu est en quantité tout a fait normal. Je rappelle donc de suite l'anesthésiste qui me donne une conduite à tenir pour faire remonter la tension et appelle le gynéco pour le tenir au courant de la situation.
Une heure après la tension ne remonte pas, le pouls est à 125. Je rappelle l'anesthésiste qui ne peut pas monter la voir, trop occupé au bloc, pareil pour le gynécologue qui a ses consultations et qui m'avoue ne pas savoir ce qu'elle a. Je commence à émettre l'idée dans choc sceptique : je retrouve des bacilles gram négatif dans les hémocultures de la veille et j'ai un CMV à IGM positif (en gros elle un CMV récent).
L'anesthésiste me dit de faire un bilan : 8,4 d'hémoglobine, 35 000 de leuco, et 20 000 de plaquettes.
Là, je prends un vilain coup de sang pensant que la femme va y passer et qu'elle n'aura pas vu un médecin de la journée... J'appelle l’anesthésiste et le gynécologue. L’anesthésiste ne peut toujours peut passer et me dire de refaire le bilan en rajoutant un bilan hépatique. Le gynécologue lui me dit avoir des échographies à terminer !!! Là, je flippe désormais grave. Je ne sais plus quoi dire à la famille qui ne comprend pas pourquoi le médecin n'est pas là... Le deuxième bilan qui revient est idem sauf qu'en plus elle est en insuffisance hépatique...
20 minutes après débarque le médecin qui l'ausculte et ne trouve rien, l'écho montre une vacuité utérine, elle ne saigne pas et son utérus est bien tonique.
L'anesthésiste me rappelle, il est parti pour une césarienne en urgence et me dit que si le médecin ne la mute pas, il la prendra en charge en soins intensifs.
5 minutes après, elle y est ! Là-bas elle reçoit immédiatement des poches de plasma...De multiples antibiotiques.
Elle fait une CIVD (c'est à dire que son corps consomme tous ses facteurs permettant la coagulation et du coup elle saigne de partout à la fois)
Elle est mutée dans une plus grande structure en réanimation.
Cela fait deux semaines et elle y est toujours. Elle est dialysée car elle est en anurie complète (elle n'urine pas) par contre il semblerait que ce soit complètement réversible dû au fait que c'est réactionnel à la CIVD. Elle a été extubée, il y a quelques jours et reconnait sa famille.
Le diagnostic : chorioamniotique à Echéricha Coli ! Certainement dû au geste. Le caryotype est revenu : enfant sain (non trisomique). Quel gâchis !
Je ne vous raconte pas le mauvais week-end passé ainsi que la semaine à se ronger le sang, espérant que cette femme va survivre, espérant ensuite qu'elle ne garde pas de séquelles...

Les écolos pacifiques

Avant tout chose, rappelons que je suis pro-accouchement voie basse dans toutes les positions que la femme désire du moment que tout se passe bien. Je suis pour la démédicalisation de l'accouchement. Contre les gestes systématiques qui sont donc par définition non réfléchis, non adaptés à la patiente. Je suis d'un côté donc moi même entre guillements "bio" ou plutôt je fais confiance à la nature. Voilà un raccourci pour ceux qui ne me connaitraient pas encore... (cf mon blog)
J'aime bien surnommer, un peu pour me moquer, les patientes qui viennent avec des projets de naissance et qui rejetent tous les soins, les "bio-écolo". C'est pas par méchanceté, mais plus par prétention que m'apporte la connaissance du déroulement d'une grossesse et d'un accouchement. Je veux dire par là, que bien souvent leurs idées et leurs objections sont faites de fantasmes, de fausses idées par méconnaissance ou fausses croyances.
Ce soir une collègue m'a présenté une patiente comme une écolo-pacifique, ce qui sur le coup m'a surpris et m'a fait sourire. Je n'ai pas pu m'empecher de lui demander une définition de ce terme que je n'avais jamais entendu auparavant. Elle m'a expliqué que c'était une patiente "écolo" mais pas obstinée. En prenant un exemple, elle m'a expliqué que la patiente était contre la vitamine K avant la première tétée mais qu'après elle n'y voyait pas d'objection.
Wahou, une écolo-pacifique, c'est vachement cool ! Je l'a préfère nettement à mes bio-écolos qui sont butés (et j'inclus les pères dedans) et avec qui il faut tout négocier.
Cependant, je n'arrête pas de constaté, un fait troublant: Plus les futurs parents ont des idées bien arrêtées sur tout et savent ce qu'ils ne veulent pas (à défaut parfois de savoir ce qu'ils veulent au final !) et plus les choses se passent mal. J'ai l'impression que c'est la loi de l'emmerdement maximal ou connue également sous le nom de la "loi de Murphy". Voici d'ailleurs son énoncé le plus simple :
"Tout ce qui est susceptible de mal tourner, tournera nécessairement mal." C'est comme cela que la tartine qui vous échappe des mains tombe toujours du côté de la confiture et que la file d'attente que vous avez choisi est toujours la plus longue...
Bref !
Pour en revenir à notre fameuse "écolo-pacifique" qui a très bien accouché, rapidement sans péri, on aurait peu croire à une suite de couche des plus classiques. Quenini !
Le gamin né avec un liquide teinté a monté sa CRP (protéine indiquant une imflammation souvent synonyme d'infection). Branle-bas de combat et mutation de l'enfant. Les parents refusant de laisser partir leur enfant sans l'accompagner (ce qui est plus que concevable) sont partis malgré le fait que la maternité ne les accueille pas... Bref tout c'est bien terminé et le pédiatre de là-bas a fait pression sur le gynéco de garde qui a finalement accepté dans un deuxième temps le transfert de la mère.
Là n'est pas le propos !
Le fait marquant est que plus les gens sont écolo-bio ou écolo-pacifique et plus la "loi de Murphy" leur tombe dessus. Je sais que c'est du niveau de preuve 5, ce que j'énonce là mais dès à présent je note toutes les personnes arrivant avec un projet et comment se passe les choses au moment de l'accouchement et des suites de couche. Dans un an, je vous donnerai mes résultats...

Ce que je peux constater également, c'est que moins les gens se posent de questions, ou autrement formulé plus ils sont dans le ressenti de leur corps et pas dans une cérébralisation des évenements en cours ou futurs et mieux cela se passe...

Je n'ai rien contre les projets de naissance mais bien souvent, ils s'accompagnent de la loi de l'emmerdement maximal.

Arretez mesdames avec ces projets !

Ne projetez plus les choses, vivez-les !

Mais quelles sont ces lettres rouges ?

Je ne sais pas si vous avez remarqué ces derniers temps mais des lettres rouges se sont glissées dans mes posts... Une lettre par message pour cacher une grande nouvelle...
Grande nouvelle, disais-je, que je peux désormais vous divulguez car cela fait maintenant déjà 13 semaines d'aménorrhées que ma petite femme, épuisée, habrite en elle un petit dauphin...
Si près de notre grand voyage autour du monde, nous nous apprêtons à en faire un autre et remettre notre beau projet à plus tard accompagné d'un petit bout pour pimenter l'aventure.
Moi qui pensais partir, moi qui pensais être marier avant d'avoir un enfant...
La vie nous bouscule chaque jour...
La première échographie m'a fait un choc, un bon choc.
Je savais pourtant à quoi m'attendre mais lorsque j'ai vu sa petite tête, j'ai pris un coup, j'ai réalisé : "Mais c'est donc vrai !?" Il nous a fait une belle démonstation de gymnastique pendant l'examen.
C'est une grossesse surprise, pas programmée, mais accueillie avec une énorme joie.
Moi qui me sens si peu adulte, voilà que je vais devenir papa...
Petit prince ou petite princesse ? Mi-juillet nous le serons !

Un projet de naissance

Depuis très longtemps, l'idée de critiquer les projets de naissance me tente...

Pas que je sois contre bien au contraire, certains établissements mériteraient bien d'en avoir un peu plus mais juste que la formulation me fait toujours bien rire...

Je me le garde au chaud pour une prochaine fois lorsque j'aurais du temps devant moi....(y ' a matière à raconter !)


La dernière garde, une patiente arrive avec son projet de naissance.
Elle a un diabète gestationnel, du streptocoque B dans le vagin, elle est rhésus négatif et est déclenchée un mois plus tôt que ce que lui propose son gynécologue parce qu’elle souhaite passer les fêtes chez elle… (bio ok, mais pas trop quand même ! Les fêtes, c'est important ! )

Dans son projet, il y a entre autre :

Ne souhaite pas de perfusion, d’antibiotique, de collyre dans les yeux de son enfant, pas de péri, monitorage discontinu…les éternels et mêmes projets copiés-collés (merci google de palier au manque d’imagination de nos futures mamans !)

Bien sûr, son gynéco s’est bien gardée de lui expliquer le déroulement d’un déclenchement et a marqué sur notre cahier de programmation : « déclenchement synto » !

Je reçois la dame et lui explique le déroulement d’un déclenchement au synto : l’obligation de la perfusion pour démarrer le déclenchement, le fort intérêt de recevoir des antibiotiques ainsi que le collyre dans les yeux pour éviter que son enfant soit malade dès la naissance.

Je lui explique qu’à aucun moment je ne lui parlerai plus de la péridurale, après lui avoir indiqué qu’elle peut changer d’avis à tout moment et qu’il faut qu’elle s’apprête à ressentir des contractions plus douloureuses car elles seront artificielles.

Enfin, lors d’un travail dirigé, je lui explique également que l’on ne peut pas trop se permette de faire du monitorage discontinu, notamment en raison des contractions dont on doit vérifier le fréquence et «l ’intensité » ainsi que le cœur du bébé les supporte bien…Cependant je lui promet l'utilisation des capteurs sans fils pour la laisser libre de ses mouvements.

Résultat des courses ?

Elle m’a dit avoir fait un projet de naissance plus ou moins sous l’emprise d’une sage-femme libérale faisant des accouchements à domicile, qu’elle ne l’avait pas rappelé dernièrement car avait peur que cette dernière ne la force à accoucher à domicile…

Moi qui me voyait déjà faire un post pour critiquer les projets de naissance, me voilà bien con !

Quand ça vient de nos propres consœurs, comment lutter ?!

Changement de blog

C'est avec un grand regret que je suis obligé de changer l'hébergeur de mon blog.
Je perds tous mes contacts, les commentaires si riches et précieux.
J'ai fais un copié collé de l'ensemble de mon ancien blog, apparaissant tous à la même date mais dont la vrai date de création est laissée pour indication.

Ses pères qui m'insupportent...

10 décembre 2008


Il y a vraiment certains pères qui m'exaspèrent pas leurs comportements.
Hier soir, j'en ai trouvé un dans le lit de sa femme à sa place pendant qu'elle tourne debout en rond, les chaussures contre le rebord du lit, regardant son match de football...
Mais le meilleur c'est celui d'après, qui t'appelle pour changer son gosse, alors que c'est son deuxième enfant, qui est resté dormir avec sa femme césarisée et qui t'accueille en slip. Grrrrr. T'as franchement envie de lui dire de se rhabiller vite fait et changer son gose lui-même, qu'il est là pour ça sinon je n'en vois pas la raison.
Je suis certes un peu intolérant mais l'image de l'homme est déjà pas bien bonne au sein des maternités et ces hommes là y contribuent...

Débloquer une situtation

14 novembre 2008


Lors de ma dernière garde, je suis une patiente qui attend son deuxième enfant.
Elle est déclenchée pour convenance, pratique très développée dans le privé qu'on ne retrouve pas dans le public.
En tant qu'élève, on apprend à développer notre esprit critique par rapport à nos pratiques, nos habitudes, nos gestes systématiques et surtout à s'opposer si l'on n'est pas en accord avec une conduite à tenir. On est sensé faire front à ce que nous demande le médecin si cela n'est pas justifier et qu'il n'y a pas une raison médicale.
Peut-être que cette attitude est possible dans le public mais dans le privé, c'est autre chose. Je n'ai jamais eu un tel cas se présenter à moi dans le public car les médecins étaient respectueux du postulat cité plus haut. De plus, je me sentais écouter, respecter et mon avis pouvait compter. Dans le privé, on ne connait personne et on n'est connu de personne ce qui rend la tâche plus difficile, surtout quand ta collègue ne te soutient pas. Tu te sens beaucoup plus sur un siège éjectable. Si t'es pas d'accord, on ne te reprendra pas. Alors on fait tête basse, et on s'exécute.Triste
Bref !
Ce qui m'énerve cependant, c'est de défendre ce qu'on me demande de faire contre mon gré.Agressif
La patiente est donc déclenchée pour fatigue. Mince ! Elle est quand même à 39 semaines, c'est long, c'est fatiguant d'attendre. Surpris C'est tellement plus simple de forcer les choses et de choisir ! Dehors le respect de son corps, de la nature, de l'ordre des choses ! Vive l'artificiel ! Vive le déclenchement ! Sarcastique
Je lance donc le déclenchement. Facile ! Tout est médicalisé, c'est facile de travailler. On sait ce qu'on doit faire et ce que l'on va obtenir, du moins ce que l'on souhaite obtenir.
Le synto (hormone synthétique qui donne des contractions) monte et monte et monte encore...Pas de contraction.Horloge
Au bout de trois heures, les contractions démarrent et c'est de suite toutes les deux minutes. La femme s'attendant à un accouchement rapide me faire part de son empressement, qu'elle souhaite un accouchement rapide, car une deuxième c'est toujours plus rapide. je lui explique c'est souvent vrai quand le travail est spontané mais que quand c'est artificiel c'est différent...Le savait-elle vraiment quand le médecin a accepté de la déclencher ?!
5 heures après le début, le col passe péniblement de deux doigts à 4 cm en étant optimiste, la tête reste très haute modifiant très peu le col.
La patiente porte mal son nom et ne l'est plus trop...(patiente!)
Je décide donc de rompre la poche des eaux. J'aime bien la garder un maximum cette poche, bien souvent elle suffit à dilater correctement le col et elle est une solution quand la dilatation stagne, un moyen de recours pour faire quelque chose.
Pose de la péridurale, poche rompue et deux heures après toujours rien, pas de modification.
La (im)patiente s'exaspère devant se manque de progrès. Cependant elle est volontaire pour tout essayer, je lui propose donc de s'assoir en tailleur car avec la peri elle n'est plus en mesure de marcher ne sentant plus sa jambe gauche.
Une heure après toujours rien.
Cela fait 8 heures qu'on la bombarde avec du synto..Escargot
Je suis déprimé, la garde à été complètement folle pendant 5 heures, ne faisant plus surface devant le car de femmes enceintes arrivant à la mat en même temps. J'ai un coup de mou, je ne sais plus quoi faire, je suis fatigué de mon enchainement trois nuits repos trois jours. J'en parle à ma collègue qui me répond qu'elle va me dépasser (elle a une patiente déclenchée pour convenance également-une médecin qui a fait 150 bornes pour accoucher avec LE Dr XX-)...Merci ! Sympa ton conseil ! N'hésite pas à me demander quand t'as besoin...Clin d'oeil
Aller ! Ampoule Sur le coté jambe dans l'étrier, ce que certaines collègues appellent la position "de gasquet", qu'elle n'a pas inventé mais dont elle a donné son nom (énorme, ça !).
Et la miracle, un quart d'heure après ça pousse ! Premier de la classe
elle accouchera encore deux heures après, avec difficulté ne poussant pas correctement, car ne ressentant rien (malgré la péri coupée).
Tout au long de la journée, elle me posa plusieurs fois la question :"Mais pourquoi cela n'avance pas !" Déçu
Et pourquoi je le serais moi !? Yeux roulants Peut-être, mais ce n'est que mon humble avis...que si tu ne te mets pas en travail spontanément c'est parce que ta gestation n'est pas finie, que ton enfant n'a pas envie de sortir aujourd'hui !
Au lieu de cela, je lui dis qu'aujourd'hui, il fait froid et qu'en plus il fait déjà nuit (plaisanter permet de rester sympa dans ces moments là)
J'avais une collègue où je travaillais avant (Danièle, repect !) qui disait toujours "Quand le fruit est mûre, y tombe !".
Cette phrase résume tout, je trouve. Non ?
Alors ne me demandez pas pourquoi cela n'avance pas !

"Je vous amène une collègue...elle va vêler !"

13 novembre 2008


Je suis tombé sur un "rigolo" l'autre soir avant la fin de ma garde.
En parlant de sa femme, il m'a dit "Je vous amène une collègue, elle va vêler". Sa femme blasée par ses blagues n'a pas relevé.
Tout au long de la consultation, il n'a cessé de faire des blagues qui sont devenues très rapidement très lourdes...
La meilleure tout de même, je vous la livre. Je questionnais la patiente:
"- Vous avez gonfler...des mains...des pieds ?
- Non...
- Avez-vous des maux de tête ?
- Non...
- Vous voulez dire si ma femme est gonflante et qu'elle me donne le mal de tête..oui oui je confirme !"
Et tout le reste comme ça.
Il l'a traité de grosse vache par là, de femme supère sexy de l'autre, etc.
Un gros lourd...

Sinon je viens de m'enchainer plusieurs jours de gardes bien chargées. Je suis avec une nouvelle collègue, elle me porte la poisse. Je vais quand même pas me mettre à avoir du travail, pas moi ! Pas après 7 ans de gardes calmes ! Je ne peux pas le croire !

510 g + 590 g = Ca fait pas lourd...

10 novembre 2008


Elle est arrivée hier soir, à 23SA+5j, à 7 cm, la poche dans le vagin.
On ne voyait même pas qu'elle était enceinte
Elle attendait deux bébés. Elle en a déjà 4.
Le CHU a refusé la mutation. Le SAMU pédiatrique est arrivé et la femme a accouché.
Le premier est arrivé rapidement, la tête la première, une petite fille de 510 grammes. Elle a crié de suite ou plutôt gaspé.
Pour le deuxième en siège, il y a eu une rétraction du col, ne passant pas sous Lenitral (puissant relaxant utérin), elle a donc eu une anesthésie générale.
Le garçon, un peu plus "gros", 590 grammes est sorti plus fatigué.
L'équipe de réa à géré dans un calme impassible, bien rodée qu'elle est !
Les deux ont été intubé.
Les deux prématurés ont pris le chemin de la néonat.
Le lendemain, j'ai reçu des nouvelles : Le garçon est sous une cloche d'oxygène sont pronostic vital est engagé alors que la petite fille semble plus robuste et est simplement intubée.
Quel avenir désormais pour ces deux petits "bouts" ? Ceux présents, hier soir, ne le seront jamais...
Le mari de la patiente a été stoppé en salle d'embarquement pour Shanghai.
La femme a pris tout cela avec une grande maturité et une sagesse incroyable, très lucide entre deux pleurs.
Une collègue m'a dit: "je lui souhaite que ses enfants ne tiennent pas le coup !" Elle a sans doute raison mais quand on a suivi cette femme, on n'arrive plus à penser à cela, on préfère rêver et se dire qu'ils vont sans sortir, sans aucune séquelle, ce qui semble pourtant peu probable.
Heureusement, la nuit c'est bien terminée avec une patiente, premier enfant, qui est arrivé à 3 cm, que j'ai mis dans le bain et qui une heure après accouchait.

A "quatre pattes"

24 octobre 2008


Il y a un moment que je ne mettais pas fait un petit accouchement 100% naturel. J'étais mercredi soir dans une clinique avec présence obligatoire du médecin à l'accouchement, d'ailleurs bien souvent c'est eux qui font l'accouchement, posée dans les étriers, sur le dos et rien d'autre d'envisageable... Ce coup-ci son médecin partait en vacances et il fallait appeler par conséquent le gynéco de garde. La maman, une deuxième part arrive à 1H30 avec des contractions toutes les 5 minutes. Elle ne souhaite pas de péri: super ! Dans ces cas là, quand une patiente ne veut pas de péri c'est comme un défi lancé pour nous autres sages-femmes. Le but c'est de respecter son projet et surtout de faire en sorte qu'elle supporte jusqu'au bout, être suffisamment présent et soutenant pour l'emmener jusqu'au bout. Sinon, pour ma part, je considère cela comme un échec, si elle change finalement d'avis...
Je lui propose le ballon. Elle me rappelle une demi-heure après, elle est très algique, elle est à quatre pattes et rompt avant que je l'examine. elle est à 7 cm. Je la passe vite fait en salle et appelle une collègue pour qu'elle prépare de suite la table d'accouchement.
Arrivée en salle, elle se remet spontanément à quatre pattes. Elle a soudain envie de pousser, ce coup-ci elle a complète. Je la laisse donc dans cette position, puis elle commence à pousser. La tête est à la vulve mais cela ne progresse plus car elle se cambre trop au moment de la poussée, je vais donc chercher le ballon et je lui dit de prendre appui sur le ballon, cela corrige immédiatement la cambrure. elle m'avait dit auparavant vouvoir attraper son bébé aux épaules, c'est la position idéale pour le faire. On l'a regardé accouché, on a rien fait si ce n'est l'encourager.
elle l'a posé sur le lit et l'a regardé, le bébé était allongé sous elle qui était toujours à quatre pattes et ce moment était magique. Elle l'a regardé longtemps sous l'œil complice de son mari, lui a souhaité la bienvenue. Deux heures après elle est passée dans sa chambre debout.
Pas de péri, pas de perfusion, à quatre pattes et sans médecin (on l'a pas appelé car on sait comment cela se serait terminé...).
Un beau moment !

Pas de récession chez les bébés !...?

18 octobre 2008


Mi-octobre et aucune garde prévue pour le mois de novembre...J'ai eu certes une interruption de téléphone portable pendant 10 jours mais c'est quand même le calme plat...
J'ai rencontré d'ailleurs d'autres intérimaires sages-femmes avec les mêmes soucis... si on analyse, nous sortons des vacances d'été, plusieurs jeunes et de plus en plus nombreuses sages-femmes sont sorties et occupent donc des nouveaux postes vacants. Normalement, je devrais quand même pouvoir poursuivre mon activité mais peut-être plus au jour le jour...Il y aura toujours des arrêts maladies et des congés maternels.
La récession chez les nouveaux-nés, ce serait surprenant ! De plus il faudrait attendre 9 mois.
D'ailleurs c'est la question du jour: Y a t-il moins de bébés quand une crise économique s'installe ? Pendant les guerres, est-ce le même constat ?
Rendez-vous dans 9 mois pour le savoir !

Consultation insolite !

4 octobre 2008


Etat des lieux:
Vendredi soir.
Minuit et demi.
Salle d'accouchement.
Pas de patiente en travail.
Le téléphone sonne.
Les urgences nous appellent, ils nous montent une patiente qui a mal au sein suite à l'arrêt de son allaitement ?!?!?!
Pourquoi elle monte en salle ? Je ne sais pas !
Bref ! Je l'accueille.
Arrive en pyjama et veste trois-quart...(Où y a de la gêne, y a pas de plaisir !)
Son histoire:
Accouchement en mars 2007, allaitement maternel depuis 20 mois.
A décidé d'arrêter l'allaitement car sa fille lui mord désormais le sein (et oui à cet âge là, ça a des dents, ces bestioles là !).
elle souhaitait arrêter progressivement, du coup, elle ne donnait plus qu'un seul sein mais ne sait pas me dire depuis elle a stoppé sur l'autre.
Elle a également du mal à mobiliser son bras du même côté du sein qu'elle donne. ("Docteur ? J'ai le cancer du bras droit. quand je fais ça... bah je peux pas le faire, non mais là ça compte pas c'est un exemple"Coluche) Pas étonnant vu la grosseur du sein.
Examen:
Le sein droit est le double du sein gauche.
Pas de placard rouge, sein tendu, lait d'aspect et de viscosité normal, pas d'abcès. Apyrétique (pas de température).
Mamelon rouge et étiré.
Le lait coule tout seul pendant l'examen.
Conseils:
Arrêt de l'allaitement dès ce soir (puisque c'est ce qu'elle veut et vu le tableau, je l'encourage dans ce sens).
Lui réexplique qu'un sevrage progressif n'implique pas d'arrêter un sein mais de diminuer le nombre de têtées...
Explications pour drainer son sein afin qu'il soit moins douloureux le temps que le lait se tarisse de lui-même...
Paracetamol et au revoir madame.
Bilan:
Semble râvie.
Je vous jure quand même, dès fois, on se tape de ces consult...Pensif

Retour à la mat en Savoie à 280 acct/an

21 septembre 2008


Me voilà de retour à la mat à 280 accouchements par an pour le week-end.
Programme du samedi, une consultation ! Et c'est tout ce que j'ai eu hier. 12 longues heures à ne rien faire sauf discuter avec l'auxi, l'aide-soigante et le pédiatre intérimaire également. Aujourd'hui il est déjà 13H00 et toujours rien. Pas un coup de fil, pas l'ombre d'une femme enceinte.
J'ai regardé le cahier d'accouchement. Il y a 4 naissances sur le mois de Septembre ! La dernière a eue lieu le 13 septembre et c'est la 169ième, vont-ils atteindre les 200 accouchements cette année ?
Bref, heureusement, il y a un grand salon avec une télé, cela passe un peu le temps... Bon allez c'est pas tout mais je viens de finir manger et je vais aller faire la sieste. Il parait qu'après on est plus productif...pour ne rien faire !

Suis-je à ma place ?

15 septembre 2008


Hier-dimanche-troisième garde (pas de week-end), je suis en salle d'acc. Ma collègue a une patiente qui est déclenché et moi je me tourne les pouces.
Une consultation d'une patiente à terme est prévue. Cette patiente arrive-voilée-avec une autre femme (sa belle-sœur pour la traduction). Je l'a fait entrer et là rapidement malaise "elle est gênée que cela soit un homme, il y a pas une femme ?". Super, encore une fois, je me fais jeter comme un moins que rien, encore une fois on me juge parce que je suis un homme. Je n'insiste même pas pour commencer la consultation pour avancer ma collègue qui a déjà du travail, je n'ai plus envie de la suivre. Je lui dit alors très gentillement d'attendre patienter en salle d'attente car ma collègue a du travail et qu'elle viendra dès qu'elle pourra... Ma collègue aide à poser une péridurale. J'attends alors dans l'office. Quand elle ressort, je lui dit que la patiente est arrivée mais qu'elle ne veut pas d'un homme. Dégoûtée, elle me dit: "Même pas poser le monito?""Et bah elle attend !". Je suis mal à l'aise vis à vis de ma collègue, car du fait de mon sexe, on ne peut pas se partager équitablement le travail et du coup elle va avoir deux patientes à gérer en même temps et moi je vais l'a regarder travailler, assis sur ma chaise.
Je vais donc aider mon autre collègue en suite de couches, là où une femme voudra bien de ma présence...
Aujourd'hui je vais sur un autre blog, celui d'une élève Schiz'boulg, http://p1-et-plus.over-blog.com/ et dans les commentaires de l'article Soignant chaste et pur bis. je peux lire l'attitude de ses lectrices et les réponses de Schiz. Je ne me serais pas mieux défendu.
Merci alors à celles qui prennent notre défense.
Quand je me fais jeter je pense comprendre ce que peut-être la discrimination, je n'oserai pas faire la comparaison avec un homme de couleur car je ne peux imaginer ce que cela doit être au quotidien...
Mais effectivement c'est blessant. Alors en suite, je cogite et quand je cogite trop je me dit peut-être, tu devrais faire autre chose où on ne remettrait plus en cause ta place. Mais j'aime ce métier, l'émotion qu'on partage avec le futur couple est sans commune mesure avec tous les autres métiers qui pourraient m'intéresser.
Heureusement avant hier, j'ai suivi une patiente adorable qui m'a remercié à plusieurs reprises avec insistance en me disant que j'avais été très doux et très calme et qu'elle était ravie. Ce genre de commentaire m'aide à tenir dans mes moments d'introspection "cafardeuse"...
Je n'ai pas à m'imposer face à une patiente qui ne veut pas d'homme et je ne le voudrait pas.
Religion, mœurs, coutumes, habitudes, préférence...peu importe l'argument.
Et comme le dit un proverbe arabe : "Chercher à se justifier quand on n'est pas coupable, c'est s'accuser."

Bilan d'un mois en grossesse pathologique

1 septembre 2008


La dernière semaine fut très longue avec seulement deux patientes dans le service : une autre MAP et une patiente diabétique depuis l'âge de 15 ans.
Bilan positif mais la prochaine fois (si il y en a une !), je pense que je demanderais à aller en salle d'acc pour un peu plus d'adré...
Quoiqu'il en soit, cela m'a motivé à reprendre mes études. J'ai fais les démarches pour passer le diplôme universitaire sur les grossesses à "haut risque", comme il disent à Paris. J'attends maintenant leur réponse. C'est sur un an, à distance, trois jours de cours à Poissy, 600 boules et on retravaille les cours que l'on a déjà eus en sage-femme mais en approfondissant et les cours seront réactualisés. Il y a un mémoire également à faire. L'avantage, c'est que je vais apprendre les conduites à tenir de la capitale ! Dorénavant, dans certes mat, je pourrais m'opposer sur certaines conduites à tenir avec plus de confiance.
Cela ne va pas beaucoup me servir dans ma vie professionnelle de tous les jours mais je vais gagner en confiance en moi et c'est une petite revanche personnelle sur certains cours que j'ai survolés...
Je suis maintenant en vacances jusqu'au 12 septembre, c'est reposant dès le premier jour.
Pour les prochains mois, pour le moment, je ne découvrirai pas de nouvelles maternités. Donc je "philosopherai" plus sur notre pratique que sur l'organisation des maternités.

C'est parti pour un petit tour de voile sur la méditerranée !

Vive les grossesses pathologiques !

23 août 2008


Sous ce titre provocateur, à prendre au second degré, je dois dire que je suis bien au deuxième étage, à côté du service de gynéco, bien planqué dans mon office avec mon auxi de jours et tout seul la nuit. A part une petite fois où à 6 heures du mat', je suis aller prêter main forte en salle pour une petite demie-heure, il faut dire que les grossesses patho dans cet établissement, c'est la planque ! Bien que le service accepte 14 patientes, il est pas impossible comme ce dernier lundi de voir déborder un peu le nombre de patientes et les caler en service de gynéco au même étage. Mais dès le lendemain 11 départs me laissant par conséquent trois pauvres dames à m'occuper...
Même pas une seule sous perfusion, quelle tristesse, alors on parle et quand on a plus rien à se dire et bin...on parle alors avec les collègues...et puis quand on a plus rien à se dire et bin...on lit...on surf sur internet, on fait des sodokus et mots croisés..on fait passer les journées et la nuit bah là, c'est simple, on dort !
On a beaucoup de menaces d'accouchements prématurés (MAP): col à 4 cm; fermé sous spasfon per os, nécessitant une surveillance de tous les instants pour ceux qui savent ceux que cela veut dire et pour les autres néophytes, en gros, ces femmes s'embêteraient moins chez elles qu'à l'hôpital...
Côté logement je n'ai pas à me plaindre, je suis dans une chambre avec bureau, lavabo et télévision, chose que je n'ai pas chez moi pour me protéger de mon excès à outrance à larver devant, tel un mollusque invertébré, pendant des heures à regarder la télé-réalité en me complaisant d'en le fait que je rejoins par conséquent des millions de mes congénères... Et c'est tellement simple de s'abrutir. 30 secondes pour traverser la cours et je suis de nouveau dans le service. L'équipe est très sympa et le staff auquel j'ai assisté fut mythique que dis-je un moment d'anthologie...J'ai retenu plusieurs fois mon rire et je me suis bien lâché sur la fin. Certains comiques...euh médecins, sont bien meilleurs en "one man show" qu'en conduites à tenir obstétricales mais aux vues des MAP qui traînent dans mon services, je n'y allais pas en quête de réponses. Je dois dire à ce sujet que les obstétriciens sont bien présents et dès le matins, accompagnés de leurs esclaves internes pour les suivre à la trace et faire les ordonnances de sortie, faire les résumés du staff, tout le boulot d'ingrat. Du coup, on court pas après les médecins et c'est fort agréable dans un service où l'autonomie de la sages-femme est réduit à donner du paracétamol et du spasfon.
Bref ! Un bon stage. J'aime vraiment l'intérim dans ses moments là. Être présent, sans s'investir nulle part, personnellement. C'est très reposant. Ne pas avoir à plaire particulièrement. N'avoir rien à prouver.
Je me suis occupé d'une patiente, psychiatrique, 40 ans, 11ième grossesse, trois morts fœtales in utéro, premier mari mort, le deuxième, elle l'a ébouillanté. Le troisième blessé à l'arme blanche (l'épaule gauche, il a eu le temps de tourner un peu-elle visait le cœur-). Le quatrième, est psychiatrique comme elle mais en un peu plus sévère car il est alcoolique et violent de surcroit. Les 4 premiers enfants vivent avec le second père, les autres sont en famille d'accueil. La dernière née est en néonat et la trisomie 21 vient d'être confirmée. Les éducateurs sont venus prononcer l'OPP (Ordonnance de Placement Provisoire) demandé par le procureur en attendant que le juge rentre de vacances. Bref, la misère... Pour un peu elle rentrait presque chez elle sans contraception !
Vive les grossesses patho ! Rire(ils vaut mieux en rire... sinon on en pleurerait Yeux roulants!)
Je vous laisse sur cette note d'optimisme ! (Rassurez vous, mes vacances sont dans deux semaines...)

Encore une semaine à 72 heures !

5 août 2008


Comme d'hab, j'enchaine grave les gardes....
Pas grand chose à raconter, rien de passionnant, de choquant, de marrant, rien que de l'ordinaire.
Hier et aujourd'hui je viens de faire deux gardes en suite de couches, heureusement peu de patientes et assez indépendantes, rendant la garde calme voire un peu trop, je m'ennuies et je n'aime pas car le temps est alors très long. Les patientes ne sont pas très bavardent non plus et puis c'est l'heure des visites.
Demain repos puis en fin de journée, dans le train, direction Roanne pour deux jours et deux nuits d'affilée. Mat à 2000 accouchements avec un service de grossesse patho. Je ne sais même pas dans quel secteur je vais bosser: salle, suite de couches ou grosse path...C'est tout moi. je m'en préoccupe guère, à vrai dire cela m'est complètement égale. Je vois le matin où on a besoin de moi et j'improvise !
J'ai cette chance, par rapport à de nombreuses collègues de ne jamais être stressé avant une garde.
En fait, je ne connais pas le stress, jamais été stressé pour le bac, ni les permis, ni la PCEM 1, ni le mémoire ou même mon DE de sage-femme. C'est une chance. certainement dû au fait que je ne me sens jamais complètement prêt, toujours un peu juste et que du coup, je n'ai rien à rater mais tout à réussir ou du moins à "sauver les meubles" comme on dit.
Bref! Comme les opposés s'attirent, d'après la physique, je me suis mis avec une hyper-stressée, qui malgré son excellence à tous les niveaux, n'est jamais satisfaite qui manque de confiance en elle et qui se sent toujours nulle bien qu'elle reçoive des éloges de la part de tout le monde....!!!
alors je la réconforte mais cela m'est difficile car je ne comprends pas comment elle peut se mettre dans des états pareils. Et mes mots sont souvent vains...
Pourquoi les filles se compliquent-elles tant la vie ? Éternelle question que les hommes se poseront toujours...
A bon entendeuse, salut !

Clinique catho remake

13 juillet 2008


Me voilà de retour pour 7 gardes à la clinique catho.
Plus j'y vais, plus cela me plait !
Il faut quand même dire que l'organisation reste un peu bizarre pour la salle: 2 sages-femmes de semaine, une de week-end avec possibilité d'appeler en renfort si besoin une petite sœur sage-femme. Et le weekend, c'est comme la semaine il y a des déclenchements et même de césariennes prophylactiques !!!!
Pour les suites de couche, par contre, c'est royal avec une sage-femme et deux autre sœurs, on se partage les trente patientes. On a, par conséquent, le temps de les chouchouter ses mamans.
Finalement ces petites sœurs sont réellement touchantes. Par leurs petites manières, leurs habitudes. Il faut mettre une agrafes dans le coin en haut à gauche pour lier ces feuilles entre elles... C'est leur mat et elles comptent bien qu'elle soit bien organisée.
Elles ont toutes un caractère particulier et parfois quelques mots dérapent "elle est niquée cette agrafeuse" se reprenant de suite "elle est abimée cette agrafeuse".
Certaines trouvent cela amusant de s'adresser à moi. Je suis le premier homme qu'elles voient dans cette profession et certaines on toujours un petit sourire quand elles me parlent et c'est fort plaisant. Alors je me prends au jeu. "Ma sœur, où puis-je trouver tel médicament..."
La dernière en date m'a même conseillé de proposer ma candidature à la cadre. A part la distance, 40 minutesX2/j, il n'y a pas grand chose qui me freine. Pour l'instant cependant j'aime cette liberté que me procure l'intérim et les nouvelle cliniques où nouveaux hôpitaux que je découvre. J'ai encore envie de bouger même si parfois, je trouve cela confortable de faire 10 gardes au même endroit.
J'en suis à ma 4ieme garde de suite et j'en ai encore une demain. Je sortirai d'un cycle de: jour, jour, jour, repos, jour, jour, jour, jour, jour. derrière 5 jours pour me reposer. aujourd'hui je suis au bloc sur Grenoble et il n'y a rein c'est trop reposant, on attend que cela bouge un peu avec ma collègue !
Une sonnette svp !!!!

30 min de repos, boulot !

28 juin 2008

30 min de repos, boulot !

Après une demie-heure de "repos" (cauchemars), je repars sur la Savoie pour ma dernière garde de cette semaine de 60 heures.
Je n'ai jamais eu une garde aussi mouvementée. 280 accouchements par an, c'est sympa quand tu tombes un des 80 jours restant sinon, ça court !
Je n'ai jamais été autant sollicité que sur cette garde, des "Jean-Philippe, il est où ?", j'en ai entendu. Si a cela, ne se rajoutaient pas les papiers et l'ordinateur...Bref !
J'ai quand même terminée cette foutue garde avec une bradycardie fœtale à 10 minutes de ma relève, deux heures de route m'attendant encore. Branle-bas de combat...Bébé pas engagé = césar. Je lui saute dessus, la sonde et j'attrape le gynéco déjà changé pour lui annoncer fièrement "on peut l'attraper, il est partie moyenne et elle pousse bien", "on s'installe en césar et on fait les forceps" Ouf ! Une césar pour rien en moins.
J'aurais pu faire mes transmissions, mais je suis descendu, faisant 2 heures de plus gracieusement offert mais le feeling passait bien avec cette patiente.
On s'est serrée la main à la fin en salle, c'était sincère. Dans nos yeux on lisait un contentement commun. Être passé à côté de la césar et le plaisir d'être ensemble pour cette naissance. Elle m'a remercié et j'en ai fait de même.
C'est pour ces instants parfois de courtes durées, qu'on aime ce métier, qu'on ressent ce sentiment d'aider ses congénères, d'être utile. Plein de choses passent au delà des mots et c'est beau. Des sentiments de joies, d'exaltation, d'exultation même !
Vive ces instants précieux, vive ce métier et vive ces femmes formidables...

Maternité de 350 accouchements par an !

26 juin 2008


Cette fois-ci direction le Cantal, dans une très jolie ville ou le centre ville se retrouve perché sur un rocher surplomblant lui même une colline.
Hébergé à l'internat, je rencontre quelques internes et médecins postés dans le salon pour voir la fin du match Italie-Espagne. Même si je ne suis pas trop foot, je les rejoins histoire de faire connaissance.
Le lendemain dans le service, nous avons 6 patientes, trois grossesses pathologiques et trois accoucheés et personne en salle.
Il y a une sage-femme (moi en l'occurence), une auxi, une infirmière, une aide-soignante, une élève sage-femme et une élève infirmière...!!!
Autant dire que c'est pas le boulot qui te tue là-bas !
J'apprends que l'élève sage-femme est en garde toute la semaine en 12 heures et qu'elle est d'astreinte la nuit et qu'on l'appelle à l'internat pour suivre le travail et les accouchements éventuels des patientes qui viendraient dans la nuit. Elle est donc dévouée corps et âme pendant trois semaines à la mat ! Un truc de fou mais c'est le seul moyen de faire un max d'accouchements.
Deux gardes où je n'ai rien fait. Ces maternités, bien que charmantes sont sur la sellette de part le faible nombre d'accouchement et leur trop grand nombre de personnel.
L'infirmière est là pour gérer les trois grossesses pathologiques, donc j'étais supposé être là pour les trois accouchées et avec mon élève, je me suis tourné les pouces et c'est long ! Du coup quand on à une consultation, on les bichonne...
Aujourd'hui, je suis en Savoie de retour dans la mat à 280 accouchements et une fois encore j'ai une accouchée qui n'a pas besoin de moi et il y a avec moi une auxi, une aide-soigante, une élève auxi qui a fini dans deux jours. Demain il ya beaucoup de travail, il paraît: une césar prophylactique, deux ablations de kyste de l'ovaire et trois consultations...Pourvu que ça dure !

Réponse de VSF

23 juin 2008


Je suis peu deçu, je pensais que le voyage se faisait en bateau mais c'est en avion et apparemment pour le moment ils ont suffisamment de sages-femmes. A poursuivre, je vais la tenter quand même en envoyant mon CV et lettre de motivation...
Voici la réponse:
Bonjour,
Merci de l'intérêt que vous portez aux actions de voiles sans frontières.
nous recherchons des sages femmes pour développer notre pôle mère enfant et
soutenir les programmes de PMI des zones sur lesquelles nous intervenons.
nous intervenons actuellement uniquement dans le delta du Sine Saloum, au
Sénégal, avec l'objectif de se déployer secondairement vers la Casamance.
Nos missions se déroulent entre décembre et mars. il y a entre 2 et 4 missions
par an. elles durent entre 15 et 20 jours. les dates ne sont pas encore
complètement fixées à ce jour.
ces missions sont composées d'une équipe comprenant un coordinateur, un
dentiste, un opticien, un médecin, une sage femme et une infirmière.
les trois premières personnes logent sur un voilier (et son navigateur) et
dispensent des soins dans 4 villages, pendant que la sage femme, le médecin et
l'infirmière passent 1 semaine dans un village a faire de la consultation en
binome avec les soignants locaux, de la formation continue et de l'éducation à
la santé.
Le rôle de la sage femme en particulier est un travail en collaboration avec la
sage femme du village, un échange et un apprentissage mutuel, un recul sur les
pratiques en cours, une mise à jour des protocoles en fonction de ceux en
vigueur au Sénégal.
Les consultations recouvrent la gynécologie, l'obstétrique et la petite enfance.
bien souvent les consultations débordent de la simple gynécologie pour englober
tous les aspects de la vie de la femme.
les consultations pour les enfants et les femmes enceintes sont gratuites (les
adultes payent en médecine générale, dentaire et optique)
Vous pouvez contacter la sage femme qui est partie en 2007 avec nous à l'adresse
suivante:
vallatemmanuelle@hotmail.com
Concernant les conditions financières, cette mission est entièrement bénévole.
Vous avez donc à régler votre billet d'avion pour Dakar (environ 500 à 600
euros) mais 66% est déductible de vos impôts car vous êtes alors adhérent de
l'association (condition indispensable pour partir en mission)
Sur place, Voiles sans frontières prend en charge les frais de déplacement et
d'hébergement. il faut juste prévoir une centaine d'euros pour la nourriture
(non déductible)
au delà de cette mission, les besoins en PMI sont importants. Nous souhaitons
créer un pôle mère enfant au sein de voiles sans frontières, qui apportera une
aide à ces soignants et ses populations. ceci peut se traduire par une aide
matériel, en recherche de financement (une maternité est en projet avancé, deux
autres en projet, formation de nouvelles matrones ou de nouvelles sage femmes),
ou améliorer nos actions de formation en les préparant avec les autorités
sénégalaises centrales.
nous recherchons donc des personnes qui imaginent pouvoir s'investir sur
quelques années au sein de notre structure entièrement bénévole (projet de
création d'un poste salarié dans moins de 12 mois)
notre objectif est de recruter pour 2008/2009 8 sages femmes. Cet objectif
semble actuellement atteint. Mais nous pouvons faire face à des désistements. je
ne manquerai pas de vous tenir informer si c'est le cas. Mais, si vous le
souhaitez, je peux vous proposer de rencontrer un membre de l'association, pour
discuter de nos projets respectifs et voir si nous pourrions, à l'avenir,
travailler ensemble, sur les missions de fin 2009, début 2010.
en espérant que ces quelques lignes auront répondu à vos questions, je reste à
votre disposition pour toute information complémentaire
vous pouvez aussi visiter notre site internet
www.voilessansfrontieres.org
merci de nous adresse votre CV et votre lettre de motivation.
il n'est pas nécessaire d'avoir une expérience humanitaire, mais lors du choix
des personnes qui partiront en mission, les formations et expériences
complémentaires seront un plus.
Vous pourrez nous rencontrer au Salon Nautique de Paris début décembre 2008
(
http://www.salonnautiqueparis.com/) où nous exposons.
je reste à votre disposition pour toute information complémentaire.
Dr Thomas GRUNEMWALD, président de Voiles Sans Frontières

280 accouchements par an !

21 juin 2008


Me voilà en Savoie dans une petite maternité où le nombre d'accouchement ne dépasse pas 300 par an.
Je prends ce soir la garde et j'ai personne en salle et une patiente sur les 12 lits que composent le service. Patiente qui est réhospitalisée ici, après 6 semaines pour une mastite.
Autant dire que si personne ne vient cette nuit, cela va être un bon dodo.
En tout cas, à première vue, cela à l'air vraiment très sympathique, les patientes ici sont chouchoutées, bien évidemment.
Le dernier accouchement à eu lieu le 15 et on est aujourd'hui le 21 au soir.
Pour le mois de juin, il n'y en a plus que trois à terme. Ils savent exactement qui est à terme et quand.
Je continuerai demain ce post, l'étayant de ma nuit passée pour voir s'il y a quelque chose de plus à rajouter.

VSF !!!

17 juin 2008


J'ai trouvé une asso démente !!!
J'errais sur notre désolent site de l'ordre national des sages-femmes dans la rubrique offre d'emploi quand je suis tombé sur cette annonce:
Sage-Femme / Mission Humanitaire
Association: Voiles Sans Frontieres
Date Annonce : 12 03 2008
region du Sine Saloum= SENEGAL

Voiles Sans Frontieres(Organisation de Solidarite internationale)recherche des Sages-Femmes pour ses missions de novembre 2008, janvier et mars 2009,plus futures misions 2010 (3semaines)dans la region du Fleuve Sine Saloum au Senegal. Prendre contact au 06 25 69 02 55, ou par Email: voilessansfrontieres@free.fr Site web: www.voilessansfrontieres.org

Ni une ni deux, me voila sur leur site et là, comme une révélation, un appel, je me suis dit: "je veux en être"
Comment combiné la voile, une passion montante avec le goût de rendre service (par l'humanitaire) et le voyage.
Trois petites semaines loin de la ville...

Centre hospitalier dans le département de la Loire

3 juin 2008


Première fois que l'agence d'interim m'appelle pour une mission dans le public, je suis râvi.

4 heures de train de Grenoble, hôtel ** en face de la gare et maternité à 15 minutes à pied.
2000 accouchements par an (fusion là encore de deux maternités mais avec ici la particularité d'avoir fusionné une clinique avec l'hôpital non sans mal, pas mal de médecins privés sont partis). Deux sages-femmes en salle d'acc avec deux auxi. En suite de couche, deux sages-femmes, une en 12h l'autre en 7h, 4 auxi, deux en 12h, 2 en 7h et une puéricultrice. En ce moment, ils ont 5 congés mat, ce qui fait qu'il y a 3 infirmières en suite de couche et pas de sage-femme.
Pour ma part, j'étais pour deux jours, en grossepath (grossesse pathologique). 9 patientes à se partager avec une auxi.
Là encore, je suis tombé sur une équipe formidable, tant les auxi que les sages-femmes qui réfléchissaient pour plusieurs d'entres elles à faire de l'interim, nous avons donc discuter longuement sur ma petite expérience de l'intérim...
Pendant deux heures de temps, je suis descendu en salle pour aider, les filles ne faisant plus face, bien évidemment: 2 sages-femmes pour 2000 accouchements !
Les deux cadres de la salle et l'autre des grossesses patho et des suites d'accouchements m'ont appelé de chez elles pour savoir comment cela se passait et m'ont expliqué que souvent la sage-femme de grossesse patho allait aider en salle. Elles m'ont toutes les deux proposer un temps plein en août grouper en 3 fois 4 gardes, soit 4 nuits, soit deux jours deux nuits. J'ai accepté la deuxième proposition.

Changement de lieu et d'endroit, je dois aller ce mois-ci à bourg saint-Maurice dans un centre hospitalier de 350 accouchements et à Saint-Flour dans une clinique de 350 accouchements également...J'ai hâte de voir l'organisation et la charge de travail !!!

Rien de très passionnant côté pour le boulot ces jours-ci du coup...
Côté vacances, septembre une semaine en voilier sur la mer méditerranée cette fois pour 9 jours de nav, à quatre sur un 9 mètres...Ca va dech !

Nouvelle clinique, nouveau point de vue...

25 mai 2008


J'ai effectué quelques remplacements dans une clinique de Haute-Savoie.
1200 accouchements à l'année, trois sages-femmes qui se partagent le matin, la salle d'acc, les suites de couches et les consultations/césariennes prophylactiques/amniocentèse/grossesses path.
L'ambiance est sympa, très rapidement, en prenant la relève, je note le nombre d'épisio: 14 patientes sur 15 !
Très rapidement, je comprends. Ici, ce sont les obstétriciens qui font les accouchements et surtout pas les sages-femmes. Ils faut savoir les appeler au bon moment car ils sont en consultation en face et non pas le temps d'attendre, donc il coupent très rapidement et font facilement également des instrumentations.
Il faut donc que j'apprenne à appeler au dernier moment pour qu'ils n'ait pas le temps d'intervenir ou du moins juste pour récupérer l'enfant quasi sorti...
C'est tout nouveau pour moi mais c'est un challenge à se lancer.

Sinon, j'ai posé pour la première fois un "kiwi" dans une clinique lyonnaise. Un médecin ne me connaissant pas, m'a dit "fait là !"
Excité par l'idée de savoir le faire, je me suis lancé et c'est super simple. J'ai juste mis une certain temps pour trouver une fois la tête expulsée comment on retirait la ventouse mais à part cela, très intéressant. Les collègues m'ont ensuite dit de ne pas accepter ce genre de proposition pour le risque médicolégal mais le gamin était au DI, ( 10 minutes de plus et cette patiente le sortait seul son enfant). Seulement voilà le tracé était bien "dégeu" comme j'en avais pas vu depuis fort longtemps.
Voilà rien de bien nouveau. Au mois de juin, par contre, je dois aller dans un hôpital dont l'activité est de 300 accouchements par an !

Accouchement en piscine

12 mai 2008


Je suis donc retourné dans la fameuse clinique de la banlieue lyonnaise qui possède une piscine et la roue Roma...
J'étais de nuit ce week-end. Première nuit, une deuxième part arrive avec son projet de naissance: pas de peri, déambuler au maximum utilisant ballon et roue Roma, couper le cordon quand il ne bat plus, expulser en piscine et attraper ou son conjoint le nouveau-né quand il arrive. J'étais ravi de son projet, j'allais pouvoir faire mon premier accouchement officiel en piscine qui est en fait un ancien jacuzzi. La patiente arrive donc à 3 cm, en travail mais pas algique du tout, elle fait une heure de ballon puis je débranche le monito, fait un peu de ballon marche dehors et s'installe sur la Roma. Cet instrument est très intéressant et surtout très confortable. Le système en hamac permet à la fin de se balancer doucement et de faire quelques petits mouvements de bassin. 2 heures après elle est à 6 cm, je lui branche les capteurs sans fil et je lui propose donc de rejoindre la piscine sentant qu'elle est désormais rentrée dans quelque chose de plus sérieux d'ailleurs son visage à changé et on voit maintenant s'exprimer la douleur lors des contractions.
Elle s'installe dans la piscine et commence à craquer, réfléchie à nouveau à la péri. Je l'a réconforte et l'encourage à suivre son projet et l'a réexamine: 7 cm, poche des eaux bombante. Je lui propose de rompre la poche en lui expliquant que cela risque d'être beaucoup plus douloureux mais que normalement cela doit accélérer le travail et qu'elle a de grande chance d'accoucher plus vite et de respecter son projet. Elle accepte, je romps et 15 minutes après elle a envie de pousser: elle est à dilatation complète et l'enfant est à la vulve. Le conjoint rentre dans la piscine se met derrière elle. Il place ses pied sous son bassin ce qui permet une nutation de ce dernier. Pour ses pieds, ils sont posés à même le sol de la piscine. une fois la tête dehors, expulsion non retenue, trop bas (où alors il fallait que je plonge la tête !) je sens une légère difficulté pour les épaules il faut dire qu'être dans l'axe ombilico-coccygien quand la femme est dans l'eau et que je suis 1m50 au dessus d'elle s'est pas évident, si vous voyez le tableau par conséquent je la bascule d'un coup en attrapant ses chevilles et les plaçant contre le rebord de la piscine, cette fois-ci je dégage l'épaule en antérieure puis extérieure et l'invite à l'attraper, poser sur le ventre il crie immédiatement et manque de boire la tasse, l'eau arrivant sous la poitrine de la mère...Le papa coupe le cordon et je fais la délivrance dans l'eau, on m'explique ensuite que la délivrance se fait toujours sur le lit, le médecin m'explique que c'est la première fois qu'il voit cela dans l'eau...
Bref, super contact, bel accouchement. Plus rien le reste de la nuit permettant de nous allonger.
Deuxième nuit garde blanche !
4 mai 2008

Les cliniques de la banlieue lyonnaise

Déjà deux semaines ont passées depuis mon dernier message et d'autres cliniques découvertes sur la banlieue lyonnaise... Il est vrai que n'ayant toujours pas de connection internet, c'est difficile de tenir le blog à jour...

J’ai d’abord pris 4 gardes en clinique à Vénissieux où j’ai été très bien accueilli comme à chaque fois. Toutes les équipes que je rencontre sont très agréables avec moi et c’est très plaisant.

Clinique de 1200 accouchements par an avec 2 sages-femmes en salle et une auxiliaire. 2 auxi en pouponnière et une sage-femme en suite de couche. Pareil la nuit sauf qu’il n’y a plus qu’une sage-femme en salle.

Maternité qui a fusionné avec une autre clinique de Vénissieux et 1400 accouchements (avant la fusion) + 1000 accouchements de l’autre clinique a donné 1200 !

La baisse s’explique en partie par le départ de tous les obstétriciens (à part un) et du changement des prestations offertes. En effet avec la fusion, les nouveaux médecins n’ont pas voulu entendre parler de l’accouchement en piscine et de la médecine chinoise que pratiquait cette clinique et qui faisait son succès auprès des patientes qui venaient parfois de très loin pour pouvoir en profiter.

J’ai fait de la suite de couche et de la salle où comme par bonne vieille habitude, j’ai dormi toute la nuit et fait un accouchement d’une primi, une demi-heure avant de partir.

La deuxième clinique où j’ai effectué qu’une garde pour le moment est restée elle plus physio avec une salle piscine, gros cube de 1m5 par 2m5, rectangulaire, d’un bon mètre de haut voire un peu plus et dans laquelle la femme peut accoucher, ce qui fait pour la sage-femme qu’il faut être souple et savoir se contorsionner. La deuxième salle propose la Roma, le siège en hamac qui permet de travailler et d’accoucher en suspension en position assise, la femme peut s’étirer et se suspendre de différentes manières. Pour la sage-femme, elle peut régler la hauteur du hamac et faire un mouvement de nutation de l’ensemble de la roue très pratique. Je n’ai hélas fait encore cette nuit que deux accouchements enfin laissé faire une élève 4ième année dans la dernière salle qui est classique elle. Par contre, nous avons eu deux accouchements fabuleux avec une obstétricienne qui interdisait à l’élève de toucher l’enfant pendant l’expulsion de la tête, pas même pour retenir. Une fois la restitution naturelle, l’élève pouvait accompagner l’enfant pour les épaules. Les deux expulsions furent tout en douceur, cela me parut long, le fait de ne pas intervenir, surtout quand la tête est sortie et qu’on attend trente secondes que la restitution se fasse tout seule (la tête devenant bleue) puis attendant encore une bonne minute pour sortir l’enfant complètement. Très instructeur encore et deux périnées intacts. C’était magnifique de voir cette tête sortir millimètre par millimètre. Je dois y retourner, j’espère pouvoir utiliser la piscine ou la Roma…

La dernière clinique qui fait en moyenne 900 à 1000 accouchements par an, n’obtient qu’une sage-femme en salle et une en suite de couche la journée seulement. Ce qui fait que la nuit tu es seul avec l’auxi à gérer suite de couche et salle d’accouchement. Ce qui m’a plus déplu. J’ai fais un accouchement également en plein milieu de la nuit et ai dormi le reste avant de reprendre la route sur Grenoble. Je me suis quand même tapé, seul, la salle d’accouchement à nettoyer pendant que l’auxiliaire dormait. C’est à la sage-femme de faire le ménage mais un coup de main peut-être sympa. Quand j’ai demandé avec quoi je lavais ne trouvant pas de lavette ni de serpillière, elle m’a répondu vulgairement avec une « patte à cul » et pour le sol c’est pareil, tu te baisses et frotte et demain, les ASH nettoieront mieux. Bonjour l’hygiène ! J’y suis aujourd’hui où j’ai une patiente en salle. Nous sommes assez libres dans toutes ses cliniques et à ma grande surprise, ce sont les sages-femmes qui font les accouchements. Les médecins ne sont jamais sur place et le plus instructeur, c’est de prévoir le moment de l’expulsion où ils souhaitent être présents et c’est très sécurisant par conséquent.

Une clinique en Alsace

17 avril 2008


Poursuite de mes aventures sur les routes de France.
Départ cette fois-ci pour l'Alsace, ville Mulhouse. Ils ont un accent bizarre à Mulhouse (un peu de l'allemand, certainement).

6h30 de train...Passez relativement vite à lire "Les hirondelles de Kaboul" de Yasmina Khadra.
Bouquin terrible, d'une effroyable et réelle noirceur des conditions de vie du temps des Taliban.
Ce bouquin termine aussi mal qu'il a commencé, aucune étincelle d'espérance. Très poignant, très bien écrit mais qui remue plus que "l'attentat" que j'ai adoré du même auteur.
Bref le temps est passé vite à l'aller quand on a entre les mains un bon livre et le retour, je l'ai passé à essayer de dormir dans un wagon rempli de gosses en bas âges à la sortie de ma garde...

La clinique est de type mutualiste, très esthétique et assez bien organisé dans son fonctionnement. 1000 accouchements par an. Les sages-femmes font les accouchements. Les médecins sont présents et font les sutures et la délivrance (le plus chiant quoi et cela même a trois heures du mat !)
Une sage-femme en salle avec une auxiliaire qui la nuit viennent t'aider à faire le tour en suite de couche. Bien que la nuit dernière il y ait eu trois accouchements et 6 dans la journée, elles sont tout de même venues nous aider à materner les 12 bébés qu'on avait en poup.
La particularité réside en effet, la nuit ou quasiment tous les bébés sont pris en nurserie afin que les mères puissent se reposer. (cf mon tout premier post sur ce blog pour savoir ce que j'en pense...)
C'est du quasi-forcé. Toutes les césariennes, les nouvelles accouchées...Bref sur 15 femmes, 12 bébés en poup...Heureusement que le service était à moitié vide !
D'autre part j'ai été stupéfait de ce que peux gagner nos collègues sages-femmes dans cette clinique, on n'est loin des 2600 euros net des cliniques de Grenoble. La collègue, sortie en 93 de l'école, étant sur cette clinique depuis 8 ans, touche en tout est pour tout, à 75 % de temps de travail, s'il a fait un weekend dans le mois et 6 jours, 6 nuits : 1500 euros !!!! Oui vous avez bien lu !

C'est complètement hallucinant. A titre de comparaison, j'ai l'hôtel payé, le trajet (110 euros) et le tarif horaire est de 20 euros net...pour venir faire des remplacements chez eux.
Quand je lui ai dit que je touchais à l'hôpital, de nuit, à 100 %, à l'échelon 4 (c'est à dire deux ans d'ancienneté) 1880 euros net, elle n'en revenait pas. Elle ne pensait pas qu'il y avait de telles disparités de revenus dans la profession...

Bref, je ne l'envie pas...car on peut trouver les mêmes conditions de travail facilement partout ailleurs avec un salaire plus convenable, en relation directe avec le stress et la responsabilité de notre profession.

C'était une bonne garde, encore très bien accueilli. Je n'ai pas eu le temps de visité Mulhouse, mais j'y retourne pour deux gardes de jours cette fois-ci et j'irai faire un tour dans la ville...

La clinique catho

14 avril 2008


Extraordinaire !!!!
Commençons par le commencement.
Nous sommes désormais bien installés avec Manue dans notre appartement, il a maintenant du charme et nous avons plaisir à vivre dedans.
Hélas, je travaille beaucoup les week-end-end et Manue actuellement est sur Chambéry pour trois semaines en réa néonat et ne rentre que les week-end...Confus
Mais bon, c'est la vie !
Il faut que je vous raconte un peu les débuts de l'intérim...

Après un premier jour, vendredi dernier dans une clinique de Grenoble, où il est plus facile de se déplacer dans le coffre fort d'une banque, tant l'accès à toute pièce est verrouillé et ne s'ouvre que par le biais d'un badge magnétique, l'office sage-femme et même l'escalier ; changement de décor, le lendemain, avec cette fois-ci une clinique dans laquelle tu rentres comme dans un moulin...
A noter tout de même pour la première clinique, écran plat 16/9 d'un mètre de diamètre dans chaque chambre, que des chambres seules évidemment, toutes munies d'une balance extra-plate électronique rétractable sous la table-à-langer et de lit haut de gamme et où tu ne cherches pas quel bouton va monter le dossier et où tu n'es pas obligé de pomper avec ton doigt 50 fois pour que le lit daigne se lever de 20 cm mais passons tout de suite à la deuxième clinique bien plus intéressante...

En route de bonne heure le matin, levé 5 heure, pour la clinique catho !
Une fois sur place un petit panneau électronique annonce dans la cours intérieure de la clinique que les cloches sonnent les trois coups joyeux à chaque nouvelle naissance (permettant de faire passer le temps aux mamies de chirurgie). Aller c'est parti, je suis dans l'ambiance !
Je rentre donc dans cette clinique et j'erre dans les couloirs ne trouvant personne pour m'indiquer le chemin, je me retrouve en chirurgie, puis en suite de couches pour finalement redescendre les étages et trouver enfin la salle d'accouchement...
L'endroit est glauque, vétuste, petit, mal agencé...Je rencontre la sage-femme que je relève, d'origine italienne, que j'essaye de comprendre et qui m'explique l'organisation et quelques infos sur le service. Maternité niveau 1, 1500 accouchements, deux sages-femmes en salle, médecins chez eux à appeler pour qu'ils assistent à l'accouchement.
Je file me changer, en me disant "Ouais, clinique catho, ils en ont gardé que le nom".
Soudain dans l'office, je tombe nez à nez sur Soeur Marie-Elisabeth habillée tout de blanc et portant le voile !
"Bonjour, je suis votre collègue, je travaille avec vous aujourd'hui", me dit-elle !
Enfin, elle travaille avec moi aujourd'hui en salle, faut quand même composer...De 7 à 8, je suis déjà seule avec trois patientes en travail pendant qu'elle prie, puis elle re-prie entre 12 à 14 puis elle re-re-prie vers 16h et "ma foi" s'il elle le peut, elle s'en va tout court...

Commence alors, le défiler (et je comprendrais que plus tard grâce à mon auxi, adorable, que cela faisait jaser toute la clinique l'arrivée d'un homme en maternité, un peu comme un homme qui arriverait dans un couvent: "Ciel un homme mes sœurs, cachez-vous !"Rire ) commence alors le défiler, disais-je des ""petites sœurs" (oui il y a des grades, il y a des petites sœurs et des grandes sœurs, rien à voir avec la taille Sarcastique): Sr Marie-Pierre-Simon, Sr Marie-François, Sr Marie-Catherine, Sr Marie-Jean-Claude, non je déconne pour la dernière où alors je ne l'ai pas encore rencontrée (elles sont 80 !)

Je suis du coup en plein dans l'ambiance et pour être sûr de ne pas oublier où l'on pourrait se trouver des crucifix partout nous guettent et dans chaque salle d'accouchement une petit cadre sur le rebord de l'évier, nous invite à lire une petite prière...Mythique.

Dans les salles de pré-travail, enfin quand je dis salles, les "cages" seraient plus appropriées, on trouve un lit branle ballant, une chaise des années 20, une petite fenêtre aux vieux carreaux à petits carrés opaques et un placard dans lequel se trouve l'évier où il faut tourner les robinets pour que l'eau sorte de la tige prolongé d'un bout de tuyau en plastique transparent et qui a bien vieilli ! Rassurez-vous, ils ont obtenu l'accréditation le mois dernier !!!!!!!!!
Le monitoring vaut le détour et mérite qu'on s'arrête dessus également: boite en carré couleur cakie, avec pour seuls voyants rouge, orange et vert indiquant la qualité de la réception des bruits du cœur (bdc) que tu dois d'ailleurs apprécier à l'oreille entrainée. Pas d'écran des bdc donc et encore moins des contractions par conséquent, mais du papier entrainé par des crans sort tout de même de ce truc archaïque (ça doit être allemand pour tenir si bien le coup) et permet une évaluation à postériori de l'état de l'enfant. Ah oui j'allais oublier dans certaine salle pour te laver les mains et il faut sortir et aller dans une autre.
Les salles d'accouchement sont déprimantes à souhait et dans les placards et tiroirs, modèles 1920 (également), on trouve ça et là et on compose avec ce que l'on a...
Et bien figurez-vous, que malgré tout cela, les femmes sont ravies, heureuses, enjouées, reconnaissantes, adorables quoi, parce qu'elles sont à La cli-ni-que et qu'à La cli-ni-que, c'est bien mieux qu'à l'hôpital...Bouh c'est moche et les gens sont méchants à l'hôpital !Tire la langue

Cassez les baignoires, percez les ballons, revendez les monitoring sans fils et tactiles, arrêtez les péridurales déambulatoires, faites accoucher les femmes dans la bonne vieille position gynécologique, jambes dans les étriers, n'oubliez pas l'épisiotomie... euh ...non ....la cuissectomie et vous serez de nouveau apprécier par les femmes ! Le monde à l'envers mais le monde réel !
Sinon côté papier, prenez un feuille double qui comprends sur la première page un résumé succinct de la patiente, une moitié de page pour annoter la surveillance du travail, un parthogramme sur les deux pages internes et sur la page verso, résumé de l'accouchement en haut, au milieu, résumé du séjour en suite de couche et en bas résumé de l'état de l'enfant à la naissance. Ajouter la feuille de déclaration de naissance (feuille de papier classique, pas papier carbone) et vous avez l'essentiel des papiers et du dossier. 5 minutes (parthogramme comprit) pour tout remplir: que demande le peuple ?

Des anesthésistes qui viennent de chez eux pour poser les APD et qui sont enchantés, agréables, qui parlent, qui expliquent, qui se débrouillent seuls pour la pose de la péridurale, qui rangent leur matos en partant, sympas, qui aiment leur métier. Des obstétriciens qui se placent à la tête de la patiente pour faire les délivrances dirigées et qui encouragent cette première pendant les poussées et qui te disent merci à la fin de les avoir appeler,...comment ça je délire et vous ne me croyez pas, mais si c'est vrai ! Je vous jure !
Et même que pour les césariennes et bah t'appelles chez eux l'anesthésiste, l'obstétricien, le pédiatre, l'infirmière de salle de réveil et tu appelles Petite Soeur Marie-Elisabeth pour qu'elle soit instrumentiste, Petite Sr Marie-François (puéricultrice des suite de couches) pour qu'elle récupère l'enfant et toi et bah tu tournes les pousses....

Bref deux jours merveilleux, uniques et mythiques !

Ca sent le chamboulement !

7 mars 2008


Reprise en main de ce blog, laissé un peu à l'abandon, faute de temps et de réelles nouveautés dans ma vie.
Tout désormais va changer, nouvelle ville, nouveau départ dans mon métier, nouvelle vie au jour le jour...
Finie la vie de célibat. C'est maintenant le temps de vivre à deux, jour après jour.
J'ai demandé une disponibilité de 24 mois, tout juste titulaire, qui a été acceptée de suite.
Avec Manue, on a trouvé notre appart, plus petit un peu et peu plus cher qu'a Thonon mais avec un balcon pour elle et un garage pour moi. Le tout dans un coin super sympa de Grenoble.
Prochainement, je mettrais quelques photos de notre nouveau chez nous. Emménagment le 7 avril.
J'apprécis en garde les derniers moments de luxe:
- connaitre le personnel
- connaitre le matériel
- connaitre les locaux
- connaitre les protocoles et la politique de l'hôpital ainsi que les habitudes de chacun
- travailler avec des amis
Bref ! Tout ce que je cède désormais pour l'inconnu, la difficulté.
En contre partie, je gagne sur le plan de ma vie affective.
On ne pouvait plus attendre avec Manue encore 15 mois.
Je m'éloigne physiquement de mes amis pour en retrouver d'autres également mais affectivement, ils resteront très proches de moi et je tiens bien garder contact, quitte à faire quelques gardes dans une clinique pas très loin de notre bonne vieille mat actuelle.
Je vais rencontrer des difficultés, j'en suis conscient, ma vie professionnelle va être plus instable mais si je surmonte le tout (ce que je compte bien faire) , je devrais gagner énormément en expérience, confiance en soi et affirmation.

Permis en poche !

26 juillet 2007


Ca y est j'ai passé mon permis moto et ai réussi du premier coup !
Maintenant, il va falloir tacher de gagner de l'expérience avec les kilomètres en alliant prudence et plaisir....

Le décalage...

24 mai 2007


Je rentre de la misère et qu'est-ce que je vois au info ?
5 minutes de reportage sur France2 sur le chien et ses maitres. vous savez qu'il existe des hôtels 5 étoiles, des SPA et séances de massage pour le chien stressé ? Qu'une gamelle à l'hôtel en argent avec leur nom gravé dedans les attends ainsi qu'une médaille pour les remercier ?
Que du parfum Dior existe pour eux ainsi que de la haute-couture ?
Où on est là ?
Réveillons-nous !
Revenons à notre raison...
40 % des hommes sur Terre vivent avec moins d'un dollar par jour pendant que nos vaches européennes vivent avec plus de 2 euros par jour...

Tres dias con el padre Bernardo

23 mai 2007


Magnifique !
C'est homme est grand !
Malgré la corruption politique et religieuse, malgré les menaces à sont encontre, il se bat...
il a choisi de vivre parmi les pauvres et prône la théologie de la libération quand l'Église fait l'inverse...
On l'a écouté avec Manue des heures durant, buvant ses paroles. Cet homme est véritablement admirable !
Nous sommes allés le premier jour nous balader avec Manue au dessus de Checacupe et le lendemain nous sommes partis pour le glacier de l'Apu Ausangate, un glacier qui a perdu en dix ans des dizaines de mètres à 5000 mètres d'altitude au même moment où je lis sur lemonde que le CNRS vient de sortir une étude comme quoi les glaciers de plus de 3000 mètres ont de beaux jours devant eux !!! C'est ridicule...
La légende dit que tous ceux qui ont tenté de le gravir sont morts car c'est le domaine des Dieux là haut ! Bernard me confie en français que des trecks de touristes sont organisés et que plein de gens sont déjà montés mais il me rajoute que quand on leur dit aux péruviens, ils n'y croient pas. De plus tout en haut, il y aurait toujours selon la légende, une croix en or déposée par les dieux et une fois, certains ont tenté avec un hélicoptère d'arracher la croix et l'hélicoptère s'est alors écrasé au même moment....
Paolito que nous avons rencontré en chemin et qui vit ici à 5000 mètres cherchait ses lamas qui s'étaient enfuis...quand il a vu que l'on mangeait, ses lamas ne l'intéressaient plus et on a partagé notre repas avec lui et un verre de vin rouge en respectant la pacha mama en versant du vin par terre avant de pourvoir le boire...
Paolito nous expliqua que la montagne à côté du glacier où il ne restait que quelques traces de neige tout en haut était un glacier quand il était petit !!! C'est effroyable...
Au retour lamas, alpagas, moutons, ânes et quelques chevaux jonchaient le paysage grandiose qui se dévoilait à nos yeux...
Nous nous sommes arrêtés pour que Manue ramène quelques variétés de pommes de terre (il en existe dans ce coin plus de 50 !)
Belle journée ! Ponctuée de rencontres, les péruviens montant à l'arrière du pick-up pour faire un bout de chemin avec nous...
Aujourd'hui nous sommes partis dans une communauté à 1h30 de marche où ils sont juste entrain de construire une route pour relier ce village à la civilisation d'en bas... Bernard devait s'y rendre pour fêter les 25 ans d'une école.... A notre arrivée les enfants nous attendaient... Le drapeau péruvien fut levé et la messe pouvait commencer avec seulement que des enfants, les parents ayant bus toute la nuit et se levant pas ! Ce village ressemblait à l'image que l'on se fait de ceux d' il y a 100 ans, c'était tout simplement magique, irréel...
Bernardo avait mis son Aube, son chapeau et ses lunettes de soleil.... La touche ! Vraiment simple. il lui arrive d'officier sans aube mais il là devant les enfants il s'est habillé...
Trois jours donc riche en émotions, en profondeur, en simplicité...
Depuis quelques heures, j'ai quitté avec une boule au ventre Manue et je suis désormais à Cusco et Manue sur le chemin de Puno pour quitter encore une fois le Pérou pour la Bolivie où elle va rejoindre un village à deux jours de marche pour vivre avec eux 6 jours....
Elle me manque déjà et je suis perdu dans ce pays où je baraguine des phrases tant bien que mal....
Demain, levé à 4 heures pour l'aéroport pour Lima puis je passe une journée là-bas....
A bientôt !

Les photos...

19 mai 2007


Au moins celle-ci ne seront pas perdues !
Il y en a 324: je ne les ai donc pas toutes nommées mais j'ai nommé la première de chaque groupe...
Nous sommes à Sicuani aujourd'hui, petite ville très sympa.
Ce soir nous partons pour Checacupe pour rejoindre Bernard et faire un petit treck avec lui dans les montagnes à la rencontre des péruviens.
Je pense que ce sera super car authentique...
Rien de transcendantale à vous raconter mais heureusement, il faut bien des journées pour se reposer de toutes ces émotions.
Voilà, les prochaines nouvelles vous les aurez de france ou peut-etre les dernières de Lima car j'ai une journée à tuer avant de repartir.
A plus

Arequipa

Mai 2007

Nous venons de passer deux jours á Arequipa et nous avons repris aujourd'hui la route pour Sicuani. Nous venons de lire que Bernard est appelé dans une communauté et qu'il n' y sera pas demain, nous avons donc rendez-vous avec lui qu'après demain....Dommage, on serait bien resté un jour de plus á Arequipa pour faire le canyon de Calca ou l'ascension du chachani ou Musti. Tant pis ! Nous passerons une journée á Sicuani...
Tout va bien sinon.
J'en peux plus du poulet, du riz et des frites qu'on nous sert á chaque repas !!! On va manger du coup sur le marché afin de gouter d'autres produits.
Je vous laisse, j'ai très peu de temps avant de repartir de Juliaca pour Sicuani
A plus
PS: Vive le vrai fromage et le saucisson. Mais comment Manue fait-elle pour tenir si longtemps ?

L'efficacité à la française !

17 mai 2007


Suite des evenements du passeport:
Le 14 en début d'aprem, nous avons fait les démarches, le 15 à midi, nous avions le passeport !!!
Du coup, nous ne sommes restés qu'une nuit sur La Paz et avons tenté de passer le frontière mais le retard qu'a pris le bus, nous a conduit à nous arrêter à Copacabana, magnifique petite ville à une demi-heure de la frontière au bord du lac Titicaca...Un bon resto de gringo pour se faire plaisir à 2.9 euros ! Et on a dormi à deux pour 80 centimes chacun avec de l'eau chaude dans les douches !
Nous avons rejoins aujourd'hui Arequipa. Dans deux jours, nous rejoignons Bernard à Checacupe pour un treck de trois jours jusqu'au pied d'un glacier normalement...
Merci pour vos commentaires, je les lis.
Nous avons presque ce soir signé pour deux jours de treck et l'ascension d'un 6000 mètres, accompagnés par un guide mais nous nous sommes ravisés car nous manquons de sommeil. Le bus est fatiguant et Manue a compté qu'aujourd'hui, nous avons dépassé les trois jours de bus en terme de temps passé dedans !!!
Finalement, nous allons passé deux jours tranquille et revoir tanguy, celui qui a accompagné Manue dans l'avion et qui monte un projet d'architecture à Arequipa. On va d'ailleurs visité le chantier demain.
Aujourd'hui sur la route, le bus a freiné brusquement à la sortie d'un virage alors qu'il n'y avait aucun obstacle et le chauffeur s'est précipité brusquement à l'arriére du bus. Nous sommes alors descendu par curiosité comme d'autres péruviens et avons vu éparpillé sur la chaussée des sacs....Par chance nos trois sacs étaient encore en place mais c'était les prochains sur la liste à foutre le camp du bus !
Les paysages sont d'une variété déconcertante, tout cela agrémenté de lamas, vicuñas, alpagas, guanacos, moutons, chiens errants et de quelques vaches...Plein de péruviens dans les champ formant de bottes de paille à la main en formant des tas ressemblant à des hutes indiennes....
Le lac Titicaca est énorme, nous l'avons longé pendant plus de 8 heures, changeant de couleur...
Nous sommes contents de revenir au Perou, la mentalité est différente ( toujours grapiller de l'argent dès que possible, négocier tous les prix9) mais ils sont souriants, ce qui fait cruellement défaut aux Boliviens......
Maintenant, nous avons plus que 6 heures de décalage contre 7 auparavant....
Allez, je vous laisse, nous allons mangé..., puis faire une bonne nuit !

Nous avons bien cru mourir...

14 mai 2007


Après le vol du passeport et de la camera de Manue, nous sommes partis trois jours pour le sud de la Bolivie et notamment le Salar de Uyuni...
Indescriptible ! Je ne sais si les photos rendront un semblant d'émotion que procurent ces paysages si variés mais le détour par la Bolivie vaut réellement le coup. Nous avons fait la connaissance d'un couple français (Lisa et Laurent) adorable, d'un allemand (Sigui) à la retraite et voyageant sans sa femme ainsi que d'un israélien (Lotan). Sans parler bien sur du chauffeur Roberto, de sa femme et cuisinière Aurora et de leur petite fille ravissante Veronica... Superbe ambiance dans un endroit magique...Nous sommes montés à 5000 mètres d'altitude et avons vu des geysers....
Le dimanche soir, nous sommes rentrés a 18h00 a Uyuni, départ du treck de trois jours. Nous devions récupérer la déclaration de vol à la police, faire un tour a la gare pour voir si le sac n'était pas aux objets trouvés et aller sur le marché pour éventuellement retrouver en vente l'appareil photo de Manue...
La police bolivienne est totalement corrompue et inutile...C'est de notre faute si on s'est fait voler nos papiers !!! Hallucinant ! Finalement après avoir pris notre plainte, le sergent (illettré de surcroit), nous a dit de revenir dans trois jours après notre treck pour récupérer la plainte qu'il aurait alors tapée. Et bien sur le dimanche soir, pas là et celui qui le remplaçait n'était pas au courant. Manue est rentrée dans une rage peu commune excédée par le manque de parole (surtout venant de l'autorité). Le flic s'est énervé, nous accusant encore....Enfin je vous expliquerai comment ils considèrent les étrangers....et comme ils sont corrompus.
Il fallait donc se repointer ce matin et dormir une nuit de plus dans cette ville de m*****où on se pelle le jonc !
Et bien nous sommes partis sans la plainte prenant un bus de nuit pour La Paz, capitale et lieu de l'ambassade de France.
C'est là que commence la nuit la plus angoissante de ma vie. Le bus dans un piteux état vibrait dans tous les sens, rendant la conversation impossible avec Manue assise à côté de moi ! Soudain, nous roulions depuis une bonne heure de temps à toute allure sur une piste défoncée quand un énorme bruit se fit entendre ! Rien pendant deux seconde puis...Le bus s'est littéralement envolé et nous avons commence à rebondir à plusieurs reprises. Tout le monde a hurlé j'ai cru que c'était fini pour nous....Ce qui nous a sauvé ? Nous étions sur l'altiplano, étendue immense complètement plate, sans ravin, ni précipice...
Une fois le bus arrêté et conscients d'être encore en vie et non blessés, nous sommes sortis pour voir ce qui s'était passé: Bilan une roue crevée et une gente déformée ainsi que la transmission arrière...Une bonne heure pour tout réparer.
En sortant, j'ai aperçu plein d'enfants et des nouveaux-nés dans ce car... Nous étions les seuls gringos et munis de nos lampes nous avons éclairé les mécaniciens...
Une fois tout réparé, le conducteur a recommencé à tout allure, nous ballotant de droite a gauche avec une direction qui avait bien reçu et qui nous faisait pencher sur la droite en pleine ligne droite. J'étais fou d'angoisse...Manue aussi !
Un quart d'heure plus tard la transmission arrière a relâché en plein milieu d'un ruisseau. Rebelotte pour une bonne demi heure, nous permettant d'atteindre dix minutes plus tard, un village où le chauffeur a alors demandé si il y avait un soudeur à bord !!! Il y en avait un en plus ! Mort de fatigue et tranquille d'esprit de savoir le bus à l'arrêt nous nous sommes assoupis pendant un temps inconnu. Puis nous avons redémarré et trois heures plus tard environ nous avons crevé une seconde fois mais sans aucune secousse ce coup-ci !
Nous sommes arrivés a La Paz en vie, tout simplement heureux de l'être !
Depuis nous sommes allés a l'ambassade: une fois la porte poussée, nous étions en France et c'est fort agréable, croyez-moi !
Nous sommes ensuite allés à la police touristique pour refaire une deuxième déclaration de vol, nécessaire pour refaire le passeport et avons été recu de suite. Nous sommes repartis dix minutes plus tard avec ce fameux papier ! Cette après midi nous ramenons tout et d'ici trois à quatre jours Manue aura un passeport pour rentrer au Pérou: le délai dépend de la réactivité de la préfecture de Grenoble. Si vous connaissez quelqu'un la-Bas, on est preneur...

A Uyuni, bad day !

10 mai 2007


Bonjour,
Réveil difficile cette nuit malgré une bonne nuit après que Manue se rende compte que sa pochette contenant ses papiers et son appareil photo (avec une partie de nos photos, celle du Machu Picchu) ont disparu...Rien a la gare, rien dans le wagon (encore la), et la police s'en contre-fou...On doit y retourner dans 4 heures de temps.
On va donc faire le tour des agences maintenant pour le salar d'Uyuni pour partir demain mais on ne passera plus par le Chili car elle n'a plus son passeport.
A dire vrai, elle est coincée en Bolivie et doit retourner a La Paz pour aller a l'ambassade. En espérant ne pas trop attendre la bas pour pouvoir aller marcher avec Bernard qui peut nous recevoir a partir du 19 Mai...pour un treck de quelques jours.
Je vous laisse plus de temps

La Paz, en Bolivie....

8 mai 2007


Bonjour,
Nous sommes donc a La Paz, capitale de la Bolivie pour deux nuits puis nous descendrons sur le salar de Uyuni pour un treck de 4 jours.
Nous remonterons sur deux jours par le Chili pour atteindre Arequipa au Perou. Normalement, nous devrions ensuite si Bernard est libre, le rejoindre a Checacupe autour du 19-20 Mai pour quelques jours de marche en montagne jusqu'au pìed d' un glacier et en allant de petits villages isoles en petits villages isoles...a la rencontre des peruviens encore authentiques et non cherchant le moindre sole de la part d'un gringo.
Aujourd'hui, nous allons faire craquer la carte bleue pour tous les cadeaux. En meme temps, pour vous donner un ordre d'idee de ce que l'on va depenser, on dort ici pour 1.5 euro, on mange pour 30 centimes d'euros !!! Super, je suis riche !
Cet apres midi on va visiter un canyon pres de La Paz et j'irai peut etre voir le musee de la Coca seul car Manue l'a deja vu.
Ce voyage est eprouvant mentalement, pas physiquement. Nous brassons avec Manue beaucoup de choses qui apres un temps d'eloignement nous rapproche encore plus. Elle a enormement changee ou plutot l'image que je me faisais d'elle...Toutes mes certitudes la concernant s'ecroulent et parfois c'est difficile a vivre et a comprendre mais on parle enormement et c'est la clef d' un couple... Il me faut accepter de changer la vision ideale que j'avais du couple mais cela fait son chemin dans ma tete et je sens que quelque chose de tres fort peut naitre de tout cela...Ce voyage me permet de comprendre beucoup de choses sur moi meme. Des choses que j'avais deja ressorti mais dont je n'avais jamais fait les liens ensemble.
Mon corps reagi a tout cela. J'ai vomi une nuit entiere puis ensuite c'est parti sur une bonne tourista me clouant un jour au lit a Cuzco. Le lendemain, cela allait beucoup mieux et cela a repris, hier soir en brassant encore des tas de choses. Cela peut paraitre abstrait tout cela mais c'est mon ressenti actuel. C'est tellement depaysant que du coup, on remet tout en cause...
Si notre couple survi, ce que l'on veut tous les deux, on en ressortira vraiment plus forts...
Allez, je vous laisse pour ecrire des cartes postales et vous ramener quelques cadeaux. Ceux des enfants en cours (Pete junior et sam junior) et des deux misstinguettes sont deja achetes. Manue ne pouvait pas attendre...
Hata luego amigos !

Autre sujet pour une toute autre journee.

7 mai 2007


A Santa Theresa, apres le Matchu Picchu, nous avons rencontre annabelle (une volontaire que Manue a rencontree dans son orphelinat) et Patrick son pere. Ils s'appretaient a aller voir le Matchu Picchi mais trouvaient cela bien complique pour s'y rendre. Apres nos explications, ils deciderent de rentrer avec nous sur Cuzco. Superbe soiree autour d' un "pullo a la Brasa" (:poulet frites, le plat que l'on trouve partout).
Patrick est un melange de Belmondo et Franck Dubosc, ne parlant pas un mot d'espagnol mais abordant les peruviens en parlant la langue des signes et en francais, en ajoutant a la fin de ses phrases "No Yankee" car d'apres lui, on a les peruviens dans sa poche quand quand on leur dit qu' on est pas des americains qu'ils detestent soit disant....
On a dormi A santa Theressa et prit ensemble un collectivo a 4 h du matin pour santa Maria puis ollantaytambo, nouvelles ruines
J'ai plus de temps, je dois partir, je raconterai la suite plus tard. Pur voir des photos voire le blog de maue et cliquer sur le lien...
A plus
Je sors de la tourista je vous expliquerai
J'ai vu Bernado le prete, super encore
a plus

Sicuani, quelques heures apres les resultats presidentiels

Mai 2007

Sarko president! Heureusement que Manue doit rentrer pour finir les etudes,
sinon nous restions au Perou.
Je ne sais par ou commencer tellement ce voyage me boulverse et est entrain de changer
la vision future que j'ai de ma vie ainsi que la raison pour laquelle je suis
ici bas sur Terre...
Apres les ruines de Pisac, nous sommes parti pour le Matchu Picchu, lieu incontournable
lorsque l'on sejourne au Perou. Nous avons deteste !!! Pas le lieu qui peut que nous
subjugue mais tout le cote commercial. Depuis Cuzcu existait un train se rendant a
Aguas Calientes, derniere ville (ou plutot complexe touristique) au pied du Matchu Picchu
60 dollars pour aller de Cuzco a Aguas Calientes !!! Sachant que l'argent ne va pas aux Peruviens mais
a des entreprises etrangeres,
nous avons pris le bus pendant 6 heures, que de la piste, brasses dans tous les sens, arretes a
plusieurs reprises...Puis ensuite, A Santa Theresa, nous avons rencontre 3 hommes (Octavio; Bresilien, Robert;
Argentein et Adams, australien) Quelle rencontre merveilleuse... Il faut dire que si je ne parle
pas l'espagnol, je comprends aisement beaucoup de choses et je parle anglo-espagnol...)
Nous avons reussis tous ensemble, l'union fait la force, a trouver un collectivo (les vans de la bas)
pour nous emmener sur le chemin d' Aguas Calientes...Un eboulement de terrain, nous a
contraint a abandonner le collectivo pour se rendre a pieds a la
centrale hydro-electrique point de depart pour nous de la voie ferree a suivre... Trois heures de marche
sur la voie ferree eclaires par la pleine lune et par nos lumieres si besoin. Nous avons parles, rigoles,
c'etait genial, rythme par la phrase; "Quidado el tren" et on se jetait dans le fosse...
Nous nous sommes separes, au campings ou ils s'arretaient et nous avons poursuivi pour encore une
20 aine de Minutes jusqu'a Aguas Calientes, complexe ideux au creux de montagnes magnifiques
A partie de ce moment, vous devenez un "porte-feuilles sur pattes" ce que nous avions evites
jusque la en refusant de prendre le train... Nous avons trouves en cherchant un petit hotel (Hospidaje)
non touristique
et pour 10 soles nous avons prit une douche gaciale et avons pu dormir un peu (6 heures)
Toutes nos journees commencent entre 4 a 6 heures et se terminent vers 22 h a 24 h... C'est tres intense,
a tel point que certains evenements du matin semblent parfois s'etre deroules hier!!!
Nous avons donc entrepris l'ascension a pied du Matchu Picchu, en deux heures de temps. Aguas Calientes
n'etant qu' 2000 m d'altitude et ayant un denivele que de 400 metres. Ce n'etait que des escaliers. Nous voyons passes
toutes les 5 minutes des bus a touristes pour les monter sans effort sur le site. A 8 heures nous etions la haut sans
une goute d'eau, pas grave on va en acheter une: 14 fois le prix d'en bas!!! et les bouteilles sont pas montees a dos d'hommes
mais par bus...Ignoble! Pas grave, on peut pas faire autrement, aller on y va! Arrives devant la porte, nos sac sont trop grands,
nous devons payer une consigne pour les laisser. Fou de rage, nous negocions pendant 5 minutes mais rien n' y fait
Je pars a la consige,je paye et nous repassons devant l'entree bien enerves: 15 metres plus loins plein de touristes
avec des sacs plus gros que les notres !!! Seulement voila le site est tellement prenant que la rage passe vite pour laisser
place a l'emerveillement et au questionnement...
A 8 heures pas encore trop de touristes, heureusement...Le comble de cette histoire en sortant, ils distribuent des petits tracts
avec une adresse internet pour signer pour que le Matchu picchu soit reconnu 9ieme merveilles du monde: ils peuvent s'assoir
sur ma signature... Ils ne sont la que pour te faire raquer sur le travail de leurs anciens...
35 minutes seulement pour redescendre et 1h30 seulement de voie ferree pour rejoindre l'eboulement, le traverse et redescendre
a Santa Theresa

Cuzco: 2 ieme jour

2 mai 2007


Et bien que de choses vecues en 2 jours...
Petit dejeuner sur le marche, courses, visite des ruines a Pisac et ce soir nous mangeons avec des copains que Manue a rencontres a la Paz.
J'aurais plein de choses a vous raconter mais le clavier est pourri, je ne vois pas les touches et c'est du "qwerty". Je prendrais plus le temps sur un autre ordi dans quelques jours. Tout est genial ! Je ne suis pas malade juste un malaise vagal evite hier soir qvec de la coca et mate de coca et du sorojchi.....
a plus

Bien arrive a cuzco

30 avril 2007


Petit message rapide pour vous dire que je suis bien arrive et j'ai retrouve Manue...
Cuzco est tres depaysant bien que ce soit une ville...Nous sommes deja alles au marché et avons déjà pris un petit déjeuner accoudés à un comptoir: Je suis fatigué mais tellement excité que pòur l'instant je ne suis pas encore couché. Le voyage s'est bien passé.
Je vous écrirai bientôt...
hasta luego

J-1, derniers préparatifs

28 avril 2007


OUF ! Tout rentre dans le sac. Même mieux: Les trois quart du sac sont utilisés seulement. Je ne veux pas être chargé comme une mule là-bas !
Dernière journée en France encore bien chargée par des détails d'ordres administratifs, gérés comme d'habitude au dernier moment. Je n'ai pas trouvé mieux que d'aller à Grenoble cette semaine juste avant de partir. Bref ! Je ne regrette pas.
Un bon coup de ménage dans l'appart pour accueillir une élève presque sage-femme et un peu de rangement. Cela ne fera pas de mal...
Départ à 4h00 du mat' pour que mon ami Eric m'emmène à l'aéroport. Le pauvre il va bosser ensuite 12 heures. Merci !
Je vous laisse !
La prochaine fois, je vous écris de Cuzco !

J-5 !

24 avril 2007


Ca y est le départ est là, si prêt et encore si irréel. Un mois au Pérou et en Bolivie. 5 jours avant de revoir ma douce...Elle me manques.
Déjà trois mois qu'elle est parti...
Arrivée à Lima le 29, repos dans la garde avant de reparti le 30 à 6h00 pour arrivée à Cuzco une heure plus tard.
Ascension du machu pichu et treck autour de Cuzco puis direction vers les îles de puno en passant par Juliaca. Le lac de Titicaca à plus de 3000 m d'altitude et hop nous sommes déjà en Bolivie, plus particulièrement à La Paz, sa capitale. De là treck et détour en tous genres. Cap sur le sud pour le salar d'uyuni, désert de sel, 4 jours durant...Puis feu flamme en direction du nord pour retourner sur le Pérou via le Chili. Le long de la côte ouest Pacifique et nous voilà survolant leslignes de Nazca, si étranges...
tout cela en théoie car bien sûr, cela va être agrémenter de recontres, contre-temps, découvertes, détours, égarements et autres péripéties...
Dimanche 4h00, top départ pour un mois de rando, des vacances sportives, riches en émotions et découvertes. Peu de repos mais des images et des couleurs plein les yeux et la tête. Le vide total, l'oubli du reste. Vivre pleinement et tout simplement.
Le sac se prépare, les derniers préparatifs se paufinent...
On y est presque..

Ma phylosophie...

15 mars 2007


La méthode couette d'Aldebert (album: Sur place ou à emporter)
L'oiseau oisif que je suis à fait de son lit le nid
J'annonce aux feigniants fidèles la bonne nouvelle
Elle est tombée d'une branche hier comme un fruit:
Il est né le divain divan débranchez les réveils !
Moi qui croyais comme tout le monde
que le travail c'est la santé
Je milite aujourd'hui au parti du moindre effort
Je crie: "liberté farniente immobilité" !
J'ai remplacé le poil de ma main par un sycomore

{Refrain:}
Pour vivre heureux, vivons couchés
sur le dos, allongés, prolongez...

cloué au pieu par le poids du bois qui pousse
dans ma paume
Je donne des signes exterieurs de paresse
En repoussant toujours tout au lendemain,
je chante, je chôme
J'applique à la lettre , la méthode couette
A Dijon, où j'avais mené la guerre à la flemme
J'aimais entendre l'adjudant m'hurler dans les oreilles:
"Repos !"
10 mois passés dans une base aérienne
Pour apprendre à faire un hamac avec le drapeau....

{Refrain:}
Pour vivre heureux, vivons couchés
sur le dos, allongés, meditez...

Quand malgré tout j'arrive encore à me lever
A faire un dernier effort pour aller travailler
Le dieu des songes fils du sommeil et de la nuit
Se penche à mon oreille et me dit... :
" C'est moi Morphé ton mentor attitré
A toi le descendant du bienheureux alexandre,
Je suis descendu des cieux pour te mettre la puce à l'oreiller
Car tout vient à point à qui sait se détendre..."

C'est vrai, j'ai vécu longtemps
comme un mouton dans la honte
A ne pas produire assez à me laisser aller
Mais aujourd'hui les moutons
c'est moi qui les compte !
Et les stakhanovistes je les laissent râler...


{Refrain}
Pour vivre heureux, vivons couchés
sur le dos, allongés, prolongez...
Pour vivre heureux, vivons couchés
sur le dos, allongés: l'apogée !

bilan des résolutions 2006

4 janvier 2007


Bon alors le bilan de tout ça !

La résolution 1 sur mon appart: j'ai fais quelques soirées avec Kikyves réussies et ma chérie a amené sa touche féminine, fonctionnelle et décorative.

La résolution 2, Les trois premiers mois, j'ai dû l'oublier (je dois tourner au diesel, il faut le chauffer et cela prend du temps). Ensuite le petit tournoi nous a permis de faire quelques duels...

La résolution 3: Réussie. Ouais, ca c'est cool !

La résolution 4 : Réussie et quelle femme ! et je ne traine plus sur mon ordi de longues heures car je ne peux plus (ça fait partie des concession de la vie de couple) sauf quand elle est pas là...

La résolution 5: Oula disons que depuis quatre mois que Manue est là la cocotte est lavée tous les jours mais dès qu'elle rentre, la tablette rétractable et le saucisson refont surfaces.. Rolling Eyes

La résolution 6: Marche que quand Manue est là mais maintenant que tous ces instruments sont moins inconnus, je pense pouvoir m'en servir...

La résolution 7: Pour les papiers, bah on change pas un comportement "m'en foutisme". Pour le ménage c'est raté et ma chérie n'est pas équipée en série de l'option (fallait que cela tombe sur moi ! Razz )

La résolution 8: Réussie !

La résolution 9: Raté, j'ai été dans le rouge, en achetant mon ordi, j'ai faillit être bien dans l'embarras...

La résolution 10: Je ne suis toujours pas riche...